Chaos Walking

Cinéma Chaos Walking Film de Doug Liman (USA) Avec : Tom Holland, Daisy Ridley, Mads Mikkelsen… Genre : SF, Action | Durée : 1 h 49 | En salles le 16 juin 2021 Dans un futur proche, les femmes ont disparu. Le monde de Todd Hewitt n’est habité que par des hommes, et tous sont soumis au Bruit, une mystérieuse force qui révèle leurs pensées et permet à chacun de connaître celles des autres. Lorsqu’une jeune femme, Viola, atterrit en catastrophe sur cette planète, elle s’y retrouve en grand danger… Todd jure de la protéger, mais pour réussir, il va devoir révéler sa force intérieure et percer les sombres secrets qui étouffent son monde… Le chaos en marche, ça ne s’invente pas ! Bon, chaos n’est peut-être pas le mot idoine pour qualifier la période “quelque peu” trouble que nous traversons (mon optimisme me perdra !), mais il faut reconnaître que c’est tout de même le grand bazar. Alors, en quête d’un film pour ma rubrique ciné, tombé sur ce titre, après un rictus mi-moqueur, mi-étonné, je me suis dit banco, je le tiens. Clics par ci, clics par là et paf, re-rictus mi-moqueur, mi-étonné. Ce film est du pain béni en cette époque “formidable” que nous vivons. Non seulement, il y a quelque chose de gentiment prémonitoire dans le titre mais en plus le postulat du scénario est un pied de nez au chamboulement sociétal qui occupe le devant de la scène médiatique ces derniers temps. Évidemment, l’intolérable ne doit plus être toléré et la gent féminine a tout mon soutien mais point trop n’en faut. L’amalgame est un chemin risqué ! Bref, venons-en au fait, l’histoire se déroule dans un monde sans femmes. Adieu #MeToo et tous ses dérivés, bonjour #MecToo. Forcément ça bugge également entre mâles. Et puis un jour, tombée du ciel, arrive une femme dans cet univers testostéroné. J’imagine ou plutôt je vous laisse imaginer… Qui n’a pas connu l’arrivée d’une demoiselle dans une bande de quelques potes pourtant si soudée : Le chaos ! LOL. Sincèrement, il est vrai que nous pouvons devenir très cons !!! Mais revenons au film. Saga dystopique (terme très en vogue qui définit un univers futuriste où “tout le monde il est méchant” contrairement à un univers utopique où “tout le monde il est gentil”) adaptée du livre “La voix du couteau”, premier roman de la trilogie éponyme de l’auteur américain Patrick Ness. Evidemment, si succès il y a, suivront les tomes 2 & 3 : Le cercle et la flèche et La guerre du bruit. Gros carton mondial en librairie au demeurant. Aux manettes, Doug Liman, réalisateur habitué aux blockbusters qui affolent le Box-Office. Alors… À son palmarès conséquent, nous trouvons, La mémoire dans la peau, Mr. & Mrs. Smith, Jumper… Devant la caméra un acteur qui assure grave, Mads Mikkelsen (Pusher 2, Polar, Drunk), Tom Holland (Le nouveau Peter Parker dans Spider-Man) et Daisy Ridley (Rey dans Star Wars depuis 2015). Évidemment, la date de sortie est informelle. Par les temps qui courent, prévoir est du ressort d’une bonne lecture dans le marc de café plutôt que le résultat de statistiques mathématiques éprouvées. Prenez soin de vous ! PARCE QUE Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Tout bascule lorsqu’il recroise son amour de jeunesse… Parce que : Même pas vu la BA mais le sujet m’intéresse. Donc au feeling et Romain Duris tout de même. Tout le monde s’entendait pour dire que Cassie était une jeune femme pleine d’avenir… jusqu’à ce qu’un événement inattendu ne vienne tout bouleverser. Elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie dès la nuit tombée. Parce que : Carey Mulligan (Une éducation, Shame, Gatsby le magnifique, The Dig) en #MeToo puissance 10. Histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien que son pays a livré aux États-Unis, alors en pleine paranoïa terroriste à la suite des attentats du 11 septembre 2001. L’homme a passé des années en prison sans inculpation ni jugement. Il a retrouvé la liberté en 2016. Parce que : Tahar Rahim (Un prophète) & Jodie Foster. L’histoire m’a bouleversé. Paris 2020. Dans une société où les surhommes sont banalisés et parfaitement intégrés, une mystérieuse substance procurant des super-pouvoirs à ceux qui n’en ont pas se répand. Les incidents se multiplient… Parce que : Un film de super-héros made in France avec un casting qui tient la route (Pio Marmai, Benoît Poelvoorde). Forcément, je veux voir, après… Claude Bermejo
Adieu les cons

Cinéma Adieu les cons Film d’Albert Dupontel (France)Avec : Virginie Efira, Albert Dupontel, Nicolas Marié… Genre : Comédie | Durée : 1 h 27 En salles le 21 octobre 2020 Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable. Depuis maintenant quelques décennies nous avons appris à « Sortir Couvert ». Qui aurait pu imaginer que ce slogan serait une 2ème fois d’actualité, pour, il est vrai, une autre partie de notre anatomie, et transformerait une bonne moitié de l’humanité en bipèdes inexpressifs. A quand un beau sourire de bienvenue à notre endroit ? Alors dans ce chaos médico-politico-médiatique du je sais que je ne sais pas, il nous reste, à nous les amoureux du 7ème art, ce lieu du rêve sans contrainte : les salles obscures avec cet immense pan de mur sur lequel nos regards vagabondent. Vive le ciné ! Pour faire la nique à cette saleté de virus, tout du moins pendant une paire d’heures, le cinéma déjanté, drôle, irrévérencieux, corrosif, tendre (et oui également !) du singulier Dupontel est, sans hésitation aucune, le remède parfait. Fan depuis la première heure, notamment de son Rambo ou de son passage du Bac, je n’ai raté aucun de ses films. Pourquoi commencerais-je ? De « Bernie » (un classique) à « Au revoir là-haut » (un chef-d’œuvre) en passant par « Le Créateur », « Enfermés dehors, « Le Vilain » et « 9 mois ferme », perso, il m’est difficile de faire un classement. Mais finalement à quoi bon, quand on aime, on ne « classe » pas ! Bon, j’avoue, j’ai un petit faible pour Maniette, la maman du Vilain dans le film éponyme, personnage burlesque quasi cartoonesque interprété magistralement par Catherine Frot. Mais hormis quelques scènes ou personnages, puisés ça et là dans sa filmographie que je pourrais citer comme mes préférés, je suis client inconditionnel de son univers hors des sentiers battus du cinéma hexagonal. Effectivement, son humour féroce et décalé de ses premiers sketches, que l’on retrouve évidemment dans ses réalisations, ne laisse pas indifférent. C’est son fonds de commerce et le consensus, à entendre ses propos, n’est pas son fort. Donc pas de juste milieu, on aime ou on n’aime pas ! Alors « Adieu les cons » ! Mais qui sont ces cons ? Ceux qui n’adhèrent pas à l’artiste qu’il est, ceux qui pourrissent la vie de tout un chacun, ceux qui ne comprennent rien à rien, ceux qui ne doutent de rien, ceux qui feraient mieux que les autres mais qui n’ont rien fait quand ils le pouvaient, ceux qui disent « il fallait… » après coup, ceux qui ne savent pas qu’ils sont forcément le con de quelqu’un, ceux qui le sont tellement qu’ils ne s’en rendent même pas compte, etc. bref, ça fait du monde ! Et le pire dans tout ça c’est que, comme le disait le grand Georges, « Quand on est con, on est con ». Même pas de vaccin !!! Côté casting, outre les habitués Nicolas Marié et Philippe Uchan (3ème film avec Dupontel pour tous les deux), l’incontournable et charmante Virginie Efira fait désormais partie de la bande à Albert. Efira que l’on ne présente plus tellement elle est à l’affiche. Depuis une dizaine d’années, elle tourne en moyenne 3 films par an. A part Depardieu ou Deneuve, je ne vois pas qui fait mieux. Voilà, tellement évident pour moi de courir voir cette histoire de cons que je n’ose même pas imaginer que ce soit « une histoire à la con » ! Bon film et sortez couvert. PARCE QUE Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Du coup ça picole grave en espérant que leur vie sera meilleure… Parce que : Réalisé par Thomas Vinterberg. Réalisateur de “Festen“, un de mes films préférés qui m’a mis une claque monumentale. Depuis, je ne rate aucune de ses réalisations ! Un jeune flic trouillard et maladroit apprend à tort qu’il n’a plus que 30 jours à vivre. Dernière chance pour lui de devenir un héros au sein de son commissariat, il va se transformer en tête brûlée… Parce que : Réalisé et interprété par Tarek Boudali accompagné de ses potes Philippe Lacheau et Julien Arruti, la fine équipe de Babysitting. Une des meilleures comédies de ces dernières années. Avec en prime José Garcia en super méchant. Quatre ans après Dernier train pour Busan, il ne reste que des zombies dans la péninsule. Un groupe de soldats forcés d’y retourner découvrent que des survivants non contaminés se sont regroupés dans une bande bien plus dangereuse que les zombies… Parce que : Je n’ai pas vu “Dernier train pour Busan“, en revanche, j’ai lu un maximum de critiques dithyrambiques à son sujet et notamment sur la virtuosité du réalisateur (Sang-Ho Yeon). Je demande donc à voir. D’abord «…Busan » et sa suite dans la foulée. Tout sourit à Audrey et Jérôme. Ils ont trois merveilleux enfants et leurs métiers les passionnent. Le temps d’un week-end, ils partent chacun de leur côté… avec leurs amants respectifs. Sauf qu’ils ont la même idée : aller dans leur maison de campagne… Parce que : A vrai dire, au feeling tout simplement. J’ai vu la BA, je l’ai trouvée plutôt cool et par les temps qui courent, un petit vaudeville sur l’adultère (presque un pléonasme !) ça ne peut pas faire de mal. Ah si, il y a Elsa Zylberstein, une de nos meilleures actrices, solaire, pétillante, charmante, etc. Claude Bermejo
En corps

Cinéma EN corps Film de Cédric Klapisch (France) Avec Marion Barbeau, Hofesh Shechter, Pio Marmaï, François Civil… Genre : Comédie dramatique – Durée : 1 h 57 – En salles le 30 mars 2022 Elise, 26 ans est une grande danseuse classique. Elle se blesse pendant un spectacle et apprend qu’elle ne pourra plus danser. Dès lors sa vie va être bouleversée, Elise va devoir apprendre à se réparer… Entre Paris et la Bretagne, au gré des rencontres et des expériences, des déceptions et des espoirs, Elise va se rapprocher d’une compagnie de danse contemporaine. Cette nouvelle façon de danser va lui permettre de retrouver un nouvel élan et aussi une nouvelle façon de vivre. Gilets jaunes, Covid, Ukraine, etc. etc. etc… 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 ? Que du bonheur ! Alors quand tout va mal, que les galères s’accumulent comme l’a si bien écrit et chanté Stromae, “Alors, on danse”. Le hasard (ou pas ?) faisant bien les choses, Cédric Klapisch nous propose un film sur la danse. Sur la danse, ok, mais pas que. Comment, après un accident de la vie, la danse (ou qu’importe la passion) peut nous accompagner sur le long chemin de la résilience. Donc, au début du printemps prochain, saison de la renaissance de la nature et, j’espère du fond du cœur, de “l’humanité de l’Homme”, nous allons pouvoir savourer ces images de vie(s) filmées par un grand cinéaste passé maître dans l’art de les capter. Depuis ses premiers films, “Riens du tout”, “Le péril jeune”, en passant par “L’auberge espagnole”, “Les poupées russes”, jusqu’à “Ce qui nous lie” et “deux moi”, tout est bon chez lui, il n’y a rien à jeter. Pourquoi cela changerait-il ? Passionné par la danse classique depuis son jeune âge, Klapisch porte en lui le projet de réaliser un film de fiction autour de la danse. En revanche, il mettra en scène acteurs professionnels et vrais danseurs. Pas question d’avoir des doublures, comme dans les films d’action, pour les séquences de danse. Fort de plusieurs captations de ballets pour l’Opéra de Paris et autres compagnies, son envie devient de plus en plus pressante. Seul hic, avant d’écrire, il lui faut trouver la personne sur laquelle s’appuiera son scénario. Finalement, ce sera Marion Barbeau, première danseuse à l’Opéra de Paris. Elle n’a jamais fait de cinéma mais qu’importe, il est bluffé par son naturel et sa spontanéité. Il n’y a plus qu’à… Une histoire de “danses”, de reconstruction, d’amour, bref, un film sur la vie. Outre une compagnie de danseurs professionnels, des acteurs et pas des moindres complètent son casting. Denis Podalydès qu’on ne présente plus, Pio Marmaï (Le premier jour du reste de ta vie, Ce qui nous lie, La fracture…), François Civil (Ce qui nous lie, Deux moi, Le chant du loup…) et Muriel Robin. Enfin, un long métrage sur la danse aux antipodes des mièvreries pour ados, certes avec parfois de super chorégraphies, dont le scénar tient sur un timbre-poste. Il est beau, elle est belle, ils se détestent, ils s’affrontent lors de battles, soudain une étincelle et hop, ils se marièrent et eurent… Mais qu’importe, il paraît que les films de danse rapportent pas mal de pépètes aux studios de ciné. Souhaitons que les gains ne soient pas inversement proportionnels à leur qualité. PARCE QUE En salle le 16 mars Le long métrage de Jean-Jacques Annaud, reconstitue heure par heure l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale subissait le plus important sinistre de son histoire. Et comment des femmes et des hommes vont mettre leurs vies en péril dans un sauvetage rocambolesque et héroïque. Parce que : JJ Annaud ! En salle le 16 mars En 1961, Bob Zellner, petit-fils d’un membre du Ku Klux Klan originaire de Montgomery dans l’Alabama, est confronté au racisme endémique de sa propre culture. Influencé par la pensée du révérend Martin Luther King Jr. et de Rosa Parks, il défie sa famille et les normes sudistes pour se lancer dans le combat pour les droits civiques aux États-Unis. Parce que : Ces films me filent toujours la haine avant une lueur d’espoir ! En salle le 16 mars Brindille, Casquette et La Flèche vivent au jour le jour. Mais leur situation précaire devrait changer du tout au tout le jour où ils gagnent au Loto. Encore faut-il pouvoir encaisser l’argent, car sans domicile, pas de carte d’identité à jour et sans compte bancaire, pas de paiement ! Parce que : La BA est super chouette a contrario des tracasseries administratives ! En salle le 26 mars Marseille, juillet 1905. Le jeune Marcel Pagnol vient d’achever ses études primaires. Dans trois mois, il entrera au “lycée”. Trois mois… une éternité quand on a cet âge. Car voici le temps des vacances, les vraies, les grandes ! Enfant de la ville, ce retour tant attendu à ses chères collines d’Aubagne et d’Allauch, le transporte de bonheur. Parce que : Christophe Barratier (Les choristes) et puis Pagnol, que du bonheur ! Claude Bermejo
