Voter, est-ce un piège à cons ?

PHILOSOPHIE Voter, est-ce un piège à cons ? Les résultats des législatives de juin 2024 ont déçu, déstabilisé et frustré le plus grand nombre de personnes possible. Jamais des élections eurent un impact aussi ravageur, quelle que soit l’obédience politique de chacun. Au point qu’on peut se demander si la formule de Jean-Paul Sartre, élections, piège à cons !, n’est pas à ressortir ! Certes le philosophe français (né en 1905 et mort en 1980) a écrit un petit manifeste dans un contexte totalement différent : en 1968, et après plus d’un mois de grève générale les élections donnèrent une majorité parlementaire à de Gaulle. Les différents mouvements révolutionnaires en furent estomaqués : le peuple français choisit la stabilité à travers la figure tutélaire d’un vieil homme qui représentait une autorité morale mais aussi la France conservatrice. Pourquoi ? L’argument de Sartre c’est que le vote est resté censitaire dans son esprit. Le vote censitaire, c’est à partir de 1789 faire voter uniquement les propriétaires, en excluant les masses d’ouvriers. Ce vote ne resta pas longtemps exclusif mais l’hypothèse de Sartre c’est qu’il marqua suffisamment les esprits pour que chaque ouvrier, alors que dans la rue il est membre d’un groupe qui s’appelle le peuple, lorsqu’il entre dans l’isoloir devient un individu (petit) bourgeois qui défend ses possessions. Sartre écrivit : “En votant demain, nous allons, une fois de plus, substituer le pouvoir légal au pouvoir légitime. Le premier, précis, d’une clarté en apparence parfaite, atomise les votants au nom du suffrage universel.” Le pouvoir légitime, pour Sartre, c’est celui du peuple et de la rue. Le pouvoir légal c’est celui qui sort des urnes et du choix d’électeurs qui sont comme des atomes, séparés les uns des autres. “L’isoloir, planté dans une salle d’école ou de mairie, est le symbole de toutes les trahisons que l’individu peut commettre envers les groupes dont il fait partie. Il dit à chacun : personne ne te voit, tu ne dépends que de toi-même ; tu vas décider dans l’isolement et, par la suite, tu pourras cacher ta décision ou mentir.” (Jean Paul Sartre, Les Temps modernes, 1973). L’isoloir reste donc le lieu d’une alchimie où on passe de la revendication de plus de justice à des considérations plus mesquines : vais-je être préservé ou déstabilisé par des changements radicaux ? J’ai peur pour moi et pour ma famille et donc je préserve la sécurité avec ce que je connais, au détriment de mes convictions les plus profondes. Les élections sont-elles donc un piège à cons ? C’est bien entendu plus complexe que cette expression lapidaire. Mais nous pourrions la transformer en détournant la formule du philosophe allemand Hegel : Les gens votent pour des individus qu’ils ne veulent pas nécessairement au pouvoir, et ne votent pas toujours pour leurs idées. 1 Didier Eribon, Retour à Reims, partie III, chapitre 1, p. 132 des éditions Fayard 2009 Christophe Gallique

L’idée Livres 197

Littérature Madeleine, résistante TOME 3 de Bertail / Morvan / Riffaud 1944. Madeleine – résistante, nom de code “Rainer” – est arrêtée après avoir abattu un officier nazi. Un crime “terroriste”, qui la condamne aux terribles interrogatoires des Brigades spéciales, la police de Vichy.   Un troisième tome tout aussi bon que les précédents. Nous suivons le parcours d’une jeune femme exceptionnelle qui résiste de toutes ses forces à l’envahisseur, aux tortures et aux injustices. Madeleine est attachante, sincère et volontaire. Sa générosité et son empathie sont hors du commun et viennent éclairer cette sombre page d’histoire qui continue à nous faire froid dans le dos. Un récit et des dessins d’une grande qualité. À ne pas manquer. Monique s’évade de Édouard Louis “Une nuit, j’ai reçu un appel de ma mère. Elle me disait au téléphone que l’homme avec qui elle vivait était ivre et qu’il l’insultait. Elle qui avait quitté mon père quelques années plus tôt pour échapper à l’enfermement domestique se retrouvait à nouveau piégée”.  Après Combats et métamorphoses d’une femme, Édouard Louis rend une nouvelle fois hommage à sa mère. Loin d’être plombant, comme il nous a souvent habitué, son récit est ici, solaire, positif, beau et touchant. Il va nous livrer par petites touches la transformation de sa mère, sa revanche sur la vie. Sa relation avec elle est particulièrement émouvante. Édouard Louis est d’une finesse, d’une douceur, d’une réflexion et d’un recul sur les événements hors du commun. Aux marges du palais de Marcus Malte Bienvenue en Frzangzwe (toute ressemblance avec notre beau pays serait purement fortuite) où le fossé se creuse entre les précaires et les nantis… Une équipe de bras cassés follement attachants prépare le grand soir tandis que la fille de l’archimaréchal rêve d’échapper à sa vie bien ordonnée. Les deux mondes vont entrer en collision dans une suite de péripéties burlesques. Marcus Malte signe ici une fable révolutionnaire joyeusement déjantée, aux personnages décalés et touchants. Comme dans ses précédents romans, on est sous le charme de sa langue extrêmement inventive, et on sent le réel plaisir qu’il a dû prendre à écrire celui-ci.  Un vrai régal et un antidote bienvenu au sérieux et à la morosité ! Conque de Perrine Tripier Dans un royaume contemporain fictif, l’historienne Martabée est mandatée par l’Empereur pour diriger le camp de fouilles archéologiques où l’on vient de retrouver des vestiges des Morgondes, les ancêtres de la nation. Après l’excitation des premières découvertes, qui semblent coller à la vision impériale d’un grand peuple de guerriers et d’artistes, il lui faudra affronter d’autres facettes du passé de son pays et les sombres coutumes de ses aïeux. Se joue alors pour elle le choix crucial entre la gloire et la vérité… Deuxième roman de Perrine Tripier, Conque est une fable moderne, intime et politique, qui explore les thèmes du pouvoir et de la responsabilité intellectuelle. L’écriture riche et ciselée de l’autrice nous plonge dans ce récit glaçant sur la quête des origines et l’écriture (ou réécriture) de l’histoire. Les deux visages du monde de David Joy Lorsque Toya, une jeune afro-américaine, revient dans sa ville natale de Caroline du Nord et engage un projet artistique visant à dénoncer le racisme, elle provoque de violentes tensions dans cette communauté d’apparence tranquille. Suite à ce pavé dans la mare, deux meurtres sont commis. Une jeune inspectrice et un shérif proche de la retraite mènent l’enquête et révèlent peu à peu les faux semblants entretenus depuis des décennies. Dans son nouveau roman noir, David Joy s’attaque à la question complexe du racisme dans la société américaine mais aussi à celles de l’art et de la transmission. La trame est impeccable, les dialogues ciselés, et les portraits psychologiques des personnages extrêmement bien détaillés, ce qui nous plonge dans cette histoire d’un réalisme criant de vérité et de tristesse. Un roman tout en subtilité, dominé par de puissantes figures de femmes, et d’une écriture toujours aussi fluide et percutante. Les hommes manquent de courage de Mathieu Palain Suite à son essai sur la violence masculine Nos pères, nos frères, nos amis, Mathieu Palain reçoit le témoignage de Jessie et après de nombreux entretiens avec elle, décide d’en faire un roman. Marco, 15 ans, le fils de Jessie est en rupture scolaire et familiale et sa mère n’arrive plus à lui parler. Un soir, après deux jours sans nouvelles, il lui demande de venir le chercher à une fête et lui avoue peu après avoir commis un acte irréparable. Face à son fils cette nuit-là et dans une tentative de lui ouvrir les yeux sur ce qu’il a fait, Jessie se raconte et revit des épisodes de sa construction de femme dans une société patriarcale. A travers ce récit en “je”, Mathieu Palain explore de nombreux thèmes très contemporains, questionnant notre regard sur la féminité, la maternité, les relations hommes-femmes, mais aussi sur la transmission filiale des traumatismes. Un roman d’une grande puissance, sensible et percutant. Medusa de Isabelle Sorente Aux yeux de Liam, sa sœur est une héroïne. Lorsqu’elle meurt à vingt ans, le deuil semble impossible. Liam décide de reconstituer la dernière pensée de sa sœur, persuadé qu’elle est à l’origine de l’univers chaotique dans lequel il doit désormais vivre.  Un roman magnifique, intelligent où la poésie vient côtoyer la symbolique avec élégance. L’auteure, aidée par sa Muse, a le devoir de rendre hommage à ses personnages et ils nous le rendent bien. Marianne qui bouleverse son entourage après sa disparition brutale, Liam qui peu à peu apprend à se reconstruire auprès de Béatrix, la Méduse de l’histoire. Difficile de les oublier. Medusa, c’est un éloge aux femmes féroces et vivantes, celles du passé, du présent et du futur, celles qui souffrent, qui se taisent et qui se perdent. La nuit de David de Abigail Assor “Je n’ai pas dit : David, allez, s’il te plaît, c’est dangereux. David, on annule, s’il te plaît, écoute-moi, je crois qu’il ne faut pas le faire. Je ne l’ai pas dit. Peut-être que si je l’avais fait, nous serions toujours l’un près

Il y a des territoires qui meurent d’être tus

Littérature Il y a des territoires qui meurent d’être tus Certains livres peuvent vous prendre par surprise : pas réellement envie de les ouvrir, on vous les propose à la lecture sans que le thème ne vous séduise, et ô surprise !, ils se laissent lire et vous découvrez une réalité que vous ne soupçonniez pas. Telle fut ma rencontre avec le livre de Claire Dutrait, Vivre en arsenic, écopoétique d’une vallée empoisonnée (éditions Actes Sud, Voix de la Terre) : C le Mag me demande de le lire et j’en ressors chamboulé. Vivre en arsenic, c’est l’histoire d’une vallée près de Carcassonne, vallée de l’Orbiel où pendant plus d’un siècle, une mine d’or et autres métaux fut exploitée. Et désormais la vallée, la rivière, les végétaux, les animaux, les êtres humains sont empoisonnés à l’arsenic, utilisé pour séparer l’or des autres minerais (5 ou 6 g pour une tonne de minerais et cela suffisait pour que ce soit rentable !). Une histoire presque banale de pollution industrielle au XXe siècle, comme il y en a tant en France et de par le monde. On pourrait se dire “Et alors ? Nous le savons que notre planète est empoissonnée, que certains d’entre nous auront un cancer. Et alors ? Que pouvons-nous y faire ?” car il y a dans tout livre d’écologie ce risque, celui de provoquer un fatalisme sur lequel on jette notre mouchoir pour trouver ailleurs des divertissements. Claire Dutrait y apporte un regard en assumant de mêler des données objectives, des témoignages des différents acteurs (responsables politiques, anciens mineurs, simples habitants), mais aussi son ressenti et son regard sensibilisé par la mort de sa mère quelques semaines auparavant. Un étrange mélange qui aurait pu donner un fouillis sans nom, mais qui trouve son équilibre. La lecture est agréable, ce qui est paradoxal, antinomique pour parler d’une catastrophe naturelle avec son lot de drames.  J’en suis ressorti chamboulé car j’ai pu faire deux liens accrochés à ma mémoire J’en suis ressorti chamboulé car j’ai pu faire deux liens accrochés à ma mémoire : tout d’abord la lecture de La Supplication de Svetlana Alexandrovna Alexievitch (prix Nobel de littérature), où elle recueille les témoignages des survivants de Tchernobyl. Pourquoi ce livre a-t-il eu autant de “succès” (terme à la limite du mauvais goût lorsqu’on mesure les horreurs vécues et décrites) au point d’être adapté en série sur une plateforme numérique ? Je crois que c’est parce que nous avons tous peur des nuages radioactifs. Ils peuvent nous atteindre, même si l’explosion nucléaire a lieu à des centaines de kilomètres. Là, avec une pollution à l’arsenic, je suis tranquille. Il suffit que je n’aille pas me baigner dans cette vallée. L’indifférence est en marche, et ce livre nous permet de la combattre. Le deuxième souvenir, c’est lorsqu’une amie américaine me dit que le problème avec les gaz de schiste aux USA, c’est que la plupart des Américains s’en moquent car le pays est immense. Seules les retombées financières comptent. Or pour la fracturation hydraulique des gaz de schiste, il faut de l’arsenic. Le peuple américain est fier car sa consommation de pétrole n’est plus dépendante des pays de l’OPEP mais il se prépare des lendemains qui pleurent. Claire Dutrait fait le lien dans son ouvrage. Et je me souviens que l’Hérault a une réserve de ces gaz dans son sous-sol. Le combat contre l’indifférence fonctionne un peu mieux. Ce livre est celui d’une obsession, celle des restes, les déchets après avoir exploité les minerais rentables. Que faire des déchets ? Cette question n’apparaît pas si souvent dans les préoccupations politiques et les discours écologiques. Wall-E. est pourtant en passe de devenir un film d’anticipation, et non plus un dessin animé qui charme par la poésie d’un petit robot nettoyeur. Poésie ? Mais Claire Dutrait justement nous surprend également par son écriture ! Il s’agit d’“écopoétique”, un genre que je ne connaissais pas et qui demande un vrai travail d’écriture. Je vous laisse le découvrir, et laissez-vous du temps. Au début vous trouverez cela étrange qu’au milieu d’un récit se trouve l’histoire d’une petite fille, Berthe. La digression sur “le reste dans une division” arrive comme un cheveu sur la soupe – du moins le croit-on –, mais tout prend du sens au fur et à mesure, et l’on se surprend à être comme un fantôme, un esprit qui aurait accompagné Claire Dutrait dans ses recherches. Un esprit capable de lire dans ses pensées, de saisir ses sentiments lorsqu’elle serre la main d’ingénieurs chargés de surveiller la pollution. Un esprit qui la suit lorsqu’elle boit un café avec un ancien mineur. Très vite, ce mode d’écriture fait que vous ne lisez pas simplement ; vous vivez une étonnante expérience. Essai : 240 pagesÉditeur : Actes SudParution : avril 2024ISBN : 978 233 019 0330 Voilà donc un livre qui n’est pas austère, bien qu’il traite d’un sujet grave. Une écriture qui fourmille d’inventions et un récit qui n’est pas linéaire. Une assez belle réussite. Bien entendu qui peut laisser mal à l’aise. Car il n’est pas simpliste. Il est sans concessions pour qui que ce soit : l’État français, les riches investisseurs étrangers à la recherche de plus-values faciles et les mineurs qui défendent la mémoire de leur travail, mais aussi l’autrice elle-même, qui y confesse que ses convictions politiques de gauche se révèlent insuffisantes. Il faut reconnaître que l’histoire industrielle de notre pays n’est pas juste le combat entre les méchants patrons et les gentilles victimes. Le rôle de la gauche au pouvoir n’y changea rien, et pendant que l’autrice assistait à un festival de philosophie à Lagrasse, dans la vallée juste à côté, celle de l’Orbieu, les mineurs travaillaient pour nous permettre de vivre dans un pays riche, qui répondait à nos désirs. Ce livre est aussi une petite analyse de notre sentiment de culpabilité : qu’ai-je fait pour empêcher cela, mis à part avoir de belles idées, moi qui eus le privilège de ne pas vivre ni de travailler dans une vallée polluée ? C’est aussi cette question que nous pose le livre. Laissez-vous donc surprendre avec ce

Final Fantasy 7 Rebirth

Jeux Vidéo Final Fantasy 7 Rebirth Développé par Square Enix. Paru en février 2024 sur PS5.  Genres : Action, Aventure, JRPG. Déconseillé aux -16 ans. Aux côtés de Zelda : Ocarina of Time et Super Mario 64, Final Fantasy VII est l’un des piliers majeurs du jeu vidéo. Sorti en 1997 sur PlayStation, il est le premier opus de la saga Final Fantasy de l’ère 3D. Avec près de 10 millions de ventes à l’international, il est (en partie) à l’origine de l’exportation des JRPG (jeu de rôles japonnais) à travers le monde. C’est en 2015 qu’un projet de remake est annoncé. L’œuvre originale sera complètement revue : nouveaux graphismes, nouvelles façons de jouer, réécritures scénaristiques et j’en passe. Ce projet est tellement colossal qu’il sortira en trois parties ! La première, intitulée Final Fantasy VII Remake est parue en 2020, soit 5 ans après son annonce… Aujourd’hui, je m’attaque à la seconde, Final Fantasy VII Rebirth, sorti le 29 février 2024 sur PlayStation 5. Vous l’aurez compris, FF7 Rebirth est la suite de FF7 Remake. Difficile donc, de parler histoire sans révéler certains éléments du premier jeu. Je vais tâcher de rester assez vague, mais vous voilà prévenus… Cloud Strife est un Ex-SOLDAT 1ère classe, devenu mercenaire. C’était déjà lui le protagoniste principal dans FF7 Remake et c’est aussi lui dans FF7 Rebirth. Il évolue aux côtés de 5 personnages principaux, rencontrés dans FF7 Remake et son histoire additionnelle INTERmission. Barret Wallace est le leader du groupe terroriste “Avalanche”, dont le but est de renverser par tous les moyens la méga-corporation “Shinra” ; Tifa Lockhart est l’amie d’enfance de Cloud et l’une des membres d’Avalanche ; Aerith Gainsborough était une mystérieuse vendeuse de fleurs avant de rejoindre le groupe lors des événements de FF7 Remake. Yuffie Kisaragi est une jeune ninja du Wutai, une des forces qui tient encore tête à la Shinra. Peu présente dans le jeu de 97, son inclusion dans INTERmission et FF7 Rebirth est l’une des nouveautés scénaristiques principales. Enfin, Red XIII est un animal qui parle, proche de la panthère (avec une queue de feu) aux origines quelque peu mystérieuses. D’autres rejoindront le groupe au fil du jeu, mais je vous laisse le plaisir de découvrir qui ils sont manette en main… L’objectif premier de ce petit groupe reste celui du premier jeu : arrêter la Shinra qui draine l’énergie de la planète (la Mako) afin de générer l’énergie nécessaire à alimenter ses mégalopoles et autres infrastructures de recherches, plus ou moins douteuses. L’objectif second est de retrouver Séphiroth, l’ancien exemple à suivre devenu ennemi juré de Cloud après avoir tué sa mère. Ces deux objectifs tissent la toile narrative du jeu, mais nombreux sont les objectifs intermédiaires. Voilà pour le scénario (dans les très grandes lignes), passons à ce qui renforce ce Final Fantasy VII Rebirth : son monde à explorer et la multitude de choses à y faire.  Alors que le premier jeu avait posé d’excellentes bases pour ce projet de remake (une réussite visuelle et une réécriture au top de l’histoire et des personnages), sa suite le fait encore mieux ! FF7 Remake se déroulait exclusivement dans la métropole de Midgar et ses bidonvilles, ce qui limitait la diversité des environnements. Dans FF7 Rebirth c’est tout l’inverse. Le monde est gigantesque (presque 20 fois plus grand que celui de Remake) et les décors sont variés. Montagnes, plaines, littoraux, stations balnéaires et bien d’autres. Tout un panel d’environnements qui mettent en valeur le récit. À la fois par les changements d’ambiance provoqués par les décors multiples, mais aussi par la gravité de certains éléments scénaristiques qui viennent se refléter dans les paysages impactés par l’empreinte de la Shinra (avec des infrastructures à l’abandon par exemple). Le tout est très sympathique à regarder tant les graphismes sont de qualité. Jeux de lumières, distance d’affichage élevée et finesse des traits des personnages : c’est une vraie réussite visuelle. Bien qu’il perde par moments de sa superbe, le jeu est resplendissant durant les cinématiques ! Musicalement, c’est aussi une franche réussite. Les amoureux de la première heure du jeu de 97 seront ravis de retrouver certains morceaux réorchestrés. Les autres en profiteront encore plus en découvrant les pistes musicales qui accompagnent les différentes phases du jeu. Sachez qu’il y a de tout : de l’épique, du calme, de l’intense – un panel chargé qui colle parfaitement à l’ambiance des différentes scènes. Bon, maintenant que vous savez de quoi la trame principale est faite, que vous avez une vision de l’ambiance du monde, vous devriez vous poser la question : mais qu’est-ce qu’on y fait dans ce jeu, finalement ? J’y viens… Si suivre la trame principale pour connaître la suite du scénario est déjà bien suffisant pour profiter de FF7 Rebirth, le jeu propose bien d’autres manières de s’amuser. D’abord par une multitude d’objectifs annexes à compléter en marge du scénario principal. Bien souvent, ce sont des histoires propres à certains personnages secondaires, qui rendent plus vivant ce monde. Sinon, ce sont des monstres uniques à affronter, des zones secrètes à explorer, des équipements rares à dénicher ou simplement des informations sur la région que l’on traverse. Si les missions en elles-mêmes sont intéressantes, ce sont aussi d’excellents moyens de renforcer les liens entre les personnages du groupe. Vous l’aurez sûrement deviné (et si vous lisez mes articles régulièrement plus encore) mais il me reste encore l’une des composantes principales de FF7 Rebirth à aborder : les combats ! (Vous avez le droit de vous dire : Encore ?). S’ils sont dans une large majorité des jeux vidéos, c’est en partie dû à leur caractère très galvanisant. Et FF7 Rebirth n’y coupe pas. Les combats sont dynamiques, intenses et complexes. Parsemés par-ci par-là, les ennemis qui habitent les différentes régions du monde sont nombreux. Les éliminer rapporte de quoi renforcer la puissance de nos personnages ou des éléments pour concocter différentes potions et objets. Mais les combats les plus intéressants sont les combats de boss (des ennemis massifs et plus puissants). Ils nécessitent concentration, maîtrise et parfois patience pour en venir à bout. Je ne me suis jamais lassé des combats, d’autant que chacun des personnages se bat avec un type d’arme différent (l’épée pour Cloud, une mitrailleuse pour Barret…) ce qui change radicalement leurs façons de combattre. Il est possible de passer librement d’un personnage à l’autre1 afin de varier

Dans la chronique de Bekar – Rabie Houti

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Rabie Houti Sur scène Rabie se lance, sourire aux lèvres, avec son oud (instrument de musique à cordes pincées très répandu dans les pays arabes, en Arménie, en Grèce, en Azerbaïdjan et en Turquie telle une guitare orientale). L’ambiance est posée, nous sommes bien, dans un bain de saveurs arabo-andalouses. Rapidement la présence et le jeu incroyable de son guitariste nous entraînent dans un univers electro-rock. Les riffs et les ambiances qu’il déclenche permettent à la basse et à la batterie de tenir une rythmique solide ouvrant alors au groove tout l’espace qu’il lui faut. Les morceaux s’enchaînent, alternant des moments où les sensibilités traditionnelles du folklore arabo-andalou cèdent la place aux esthétiques nettement plus electro et electro-rock. Rabie Houti chante, Rabie Houti joue du violon, parfois de longs moments de solo conduisant le morceau vers une acmé délicieuse. Il occupe l’espace, le jeu, assumant la scène comme un terrain de création, d’inventivité et de fête. Lui et moi avons discuté plusieurs fois, nous paraissant évident que nos deux histoires musicales devaient se rencontrer. Quelle chanson pourrions-nous chanter ensemble ? Sur quelle scène ? Simplement, l’occasion n’est pas encore venue. C’est ce qu’on appelle, une belle idée, un projet pour le futur, un désir artistique. À suivre… En attendant, Rabie Houti est en écoute sur toutes les plateformes et annonce ses dates de concerts, dans toute la France et ailleurs, sur ses réseaux sociaux et son site web. Et sans rien divulgâcher, je peux quand même annoncer qu’il viendra à Lodève en 2025 !  À suivre en lisant…. C le Mag ! rabiehoutiband.com | www.bekar.fr Bekar No posts found!

Sucré / Salé – 197

Sucré Gâteau aux pommes et à la noisette Temps de préparation : 20 minTemps de cuisson : 35 minIngrédients pour 6 personnes • 4 pommes• 200 g de noisettes décortiquées• 200 g de farine• 1/2 sachet de levure• 125 g de beurre• 110 g de sucre• 2 œufs• 15 cl de fromage blanc• 1/2 c.à.c. de cannelle en poudre Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier battre les œufs avec 85 g de sucre. Dans un autre récipient mélanger la farine et la levure puis ajouter le mélange œuf/sucre ainsi que le beurre préalablement fondu. Verser ensuite le fromage blanc et bien mélanger. Peler et découper les pommes en petits morceaux (ou les râper), hacher grossièrement les noisettes et les torréfier 5 min au four. Ajouter la cannelle, les pommes et les noisettes à la pâte du gâteau. Mélanger et verser dans un moule beurré, saupoudrer le gâteau du sucre et des noisettes restantes. Enfourner pendant 35 min. Soufflé de butternut Salé Temps de préparation : 20 minTemps de cuisson : 30 minIngrédients pour 4 personnes • 600 g de butternut• 3 œufs• 50 g de parmesan• 1 c.à.s. de farine• 2 c.à.s. d’huile d’olive• 2 c.à.s. de crème fraîche• Quatre-épices• Sel et poivre Faire cuire à la vapeur le butternut puis le réduire en purée. Ajouter à la purée un peu refroidie les 3 jaunes d’œufs, la crème, le parmesan, l’huile d’olive, 1 pincée de 4 épices, le sel et le poivre puis la farine. Battre les blancs en neige et les incorporer au mélange. Enfourner et faire cuire 5 minutes à 240°C puis 25 minutes à 180°C. Le soufflé doit être doré sur le dessus et bien gonflé. Bon appétit ! No posts found!