FIGHTORPEACEMOTTE

MUSIQUE fIGHTORPEACEMOTTE (Frock / Cébazan) Formation : Sylvain (guitare et chant) Véro (basse) Laurent (batterie) Discographie :Juste ce qu’il faut de faux (2011)Cé com ça ksé (2014)Ni reprise, ni consigne ! (2018)C’est un peu beaucoup trop calme (2022) Certains pleurnichent sur le temps perdu, d’autres se disent qu’ils sont passés à un cheveu de la fin de tout. Fightorpeacemotte ne se laisse pas abattre et sort même un nouveau disque, l’interrogatoire ne s’est pas fait attendre !   C le Mag : Après la période pantouflarde occasionnée par un virus aux multiples vilénies qui n’en a pas raté une, est-il encore possible de réveiller le rockeur qui sommeille ?    Véro, Laurent et Sylvain : Pendant et depuis la pandémie, il est clair que ça en a coincé plus d’un. Nous concernant, il est évident qu’on a levé le pied. Mais on a quand même enregistré un album, fait de belles dates et des superbes rencontres, même si on a moins démarché, à chaque fin de set on repart avec un plan, et ça nous va bien comme ça.   ClM : Fightorpeacemotte ne crache pas sur une occasion de jouer live, quels ont été les retours par rapport aux nouveaux morceaux ? V,L,S : Les nouveaux morceaux fonctionnent bien en live, ils sont faits pour : tempo, mélodie, texte, on a essayé de bien lier l’ensemble. Paraît même qu’il y a des “chœurs hameçons” (merci pour la formule Ged) afin que les potos se lâchent. Le but étant le partage et si tu as quelques potes qui gueulent avec toi, ça te booste. Et entre nous, c’est tellement jouissif d’entendre les gens chanter ta propre chanson, plutôt qu’une reprise, aussi bonne soit-elle ! ClM : Comment préparez-vous une setlist maintenant que vous avez au moins deux packs de 24 titres “sur bande” ? S,L,V : Motörhead a fait plus de 20 albums alors que leur setlist est restée quasiment la même sur plusieurs années ! Pour nous c’est pareil, nous sommes trois dans le groupe, on joue les morceaux que tous apprécient pour leur simplicité, leur énergie. Plus on est à l’aise, plus on profite. On choisit les morceaux, puis on assemble tout ce qui peut se lier, afin d’avoir la dynamique. ClM : On a noté que ce dernier album est très axé rapido, mais qu’en même temps les mélodies / le chant titillent les sentiments, on est… touché, plus qu’avant, par ce paradoxe qui amène une autre originalité au groupe qui n’en a jamais manqué. Une explication ? Un pas fait exprès ? S,L,V : Tant mieux si on se sent touché par les textes, c’est bien, non ? Lors de l’enregistrement, avec l’aide de l’ingé son, les morceaux ont été peaufinés. Et si c’est différent des autres albums, tant mieux. Se sentir concerné par ceci cela, ne doit pas forcément nous faire entrer dans un créneau. Tu n’es pas obligé d’être tout le temps négatif ou objectif. En tout cas, ce n’est pas notre came, on aime les jeux de mots, les allusions, les contrepèteries qui te permettent de te faire ta propre réflexion. Pour les tempos, ben on ne sait pas trop faire autrement ! ClM : Le Frock, genre pratiqué et créé par le groupe, semble avoir ses adeptes indécrottables (non mais quelle joyeuse galerie de bras cassés en ouvrant l’album !), mais est-ce que la “nouvelle” génération vient grossir les rangs ? On a franchement l’impression qu’encore plus qu’avant les enfants jeunes réagissent bien au rock’n’roll et traînent même les vieux aux concerts mais paradoxalement, les jeunes groupes ne pullulent pas : faut tout faire à leur place ou quoi ? S,L,V : Tout d’abord, merci à toutes les personnes qui nous ont envoyé leur tronche. C’était un gros délire et on a réussi à faire ce qu’on avait dans la tête grâce à Mitch qui a assemblé ce trombinoscope. On rencontre plein de gens qui ne demandent pas mieux que de participer à cette douce euphorie qu’est le live et je pense que tant qu’on organisera des concerts, tant qu’il y aura des groupes de potes ou des potes qui veulent monter un groupe, ça jouera. N’est-ce pas l’essentiel ? Merci à Pedro, merci à Mitch, merci Ged et merci aux frockeurs et frockeuses pour leur soutien ! Bonnes fêtes à tous, Frockenement, Véro, Laurent, Sylvain.   Retrouvez Fightorpeacemotte sur internet : facebook Ged Load More

WILD SHEPHERD

MUSIQUE Wild shepherd (Rock’n’roll One-man-band / Liausson) Formation : Renaud (guitare / chant / batterie) Discographie :Drunk Session (2021)Pony Tail / Tongue Tied Jill (2021) On n’est jamais mieux servi que par soi-même, la preuve en est qu’un seul homme peut être “une bande de jeunes à lui tout seul” comme disait l’autre ! Renaud le “berger sauvage” nous embarque dans un trip sur les routes américaines des origines du rock’n’roll et conjugue talent et passion pour le plus grand bonheur des fans du genre. À l’occasion de plusieurs sorties, nous lui avons posé quelques questions. C le Mag : Pourquoi as-tu choisi ce nom de scène et de jouer tout seul comme l’américain Bob Log III ou, pour citer un Français lui aussi sauvage, Jacob Wild ? Est-ce que tu as gardé ce Wild comme clin d’œil à Wild Karma où tu officies en tant que chanteur guitariste ? Renaud : Le nom de scène provient d’une chanson de Wild Karma. L’histoire d’un berger un peu taré dans les contrées aveyronnaises ! C’est effectivement une allusion à Wild Karma, c’est un peu pareil mais tout seul. J’ai monté ça seul car Rémy et Ronan ont leur projet de leur côté et je trouve compliqué d’avoir plusieurs groupes. Et de devoir dire “ce week-end je ne serai pas dispo, je joue avec mon autre groupe” ClM. : Quelle différence fais-tu entre le matériel composé pour l’un et pour l’autre ? R. : Avec Wild Shepherd je peux tenter plus de trucs du genre ballade ou pas mal de reprises un peu country qui ne passeraient pas dans Wild Karma. Donc le tri est vite fait, mais j’avoue que la priorité reste Wild Karma. ClM. : Tu parles de reprises, tu peux en dire plus sur tes choix, tes influences ? R. : Disons que j’aime bien le folklore américain, donc j’aime jouer pas mal de morceaux d’Hank Williams, Bill Monroe, Charlie Feathers, Carter Family, Ray Price etc… Ce genre de morceaux passe mieux avec une guitare acoustique en mode honky tonk, chose que je ne peux pas faire avec le groupe, donc j’en profite. Mais je peux aussi être très bruyant façon Hasil Adkins et passer en électrique selon l’ambiance de l’endroit où je dois me produire ! ClM. : D’où te vient ce goût pour la culture US ? Ton frère bossait sur des voitures d’époque non ? R. : Oui, mon frère bricole des bagnoles américaines depuis une vingtaine d’années par passion. On a monté un club avec lui et quelques potes, on bricole un peu les motos aussi. Mais c’est l’amour du rock’n’roll qui m’a donné le goût de la culture US, gamin j’ai entendu Chuck Berry, Elvis, les Stray Cats, je devais avoir un peu moins de dix ans et ça résonnait de la chambre du grand frère, sans oublier les films, et ça m’est resté. J’ai eu une époque très Nirvana à l’adolescence mais ça a toujours été du rock’n’roll pour moi. ClM. : On devine qu’il est plus facile de se déplacer tout seul avec son matériel dans la voiture et tu ne t’en prives pas, peut-être as-tu quelques dates à annoncer ? On the road again ? R. : Alors pour une raison évidente c’est surtout plus simple de trouver des dates, niveau pognon un seul musicien coûte moins cher héhé. Et tu peux valider une date sans attendre de savoir si les acolytes sont dispo. Le hic c’est que tu fais la route tout seul, quand y’a des bornes c’est vite relou. Et la petite tournée pour fin novembre est du côté de Dijon, Besançon… Et tu te retrouves seul à charger et décharger le matos !   Retrouvez Wild Shepherd sur internet Ged Load More

Cartoon Machine

MUSIQUE Cartoon Machine (Jukebox animé / Seryian) Formation Angel (guitare / chant)  Flo (guitare / chœurs) Guillaume (basse) Xavier (batterie) Apparu comme un coup de tonnerre avec des vidéos dynamitant les bandes originales de dessins animés “pour les rockeurs avec une âme d’enfant”, Cartoon Machine repart sur la route avec un nouveau batteur, de nouveaux morceaux et une énergie décuplée après deux années d’abstinence scénique ! Ne les ratez pas s’ils passent près de chez vous, et en attendant on a posé quelques questions à Flo, le guitariste et co-fondateur du groupe. C le Mag : Cartoon Machine annonce plein de dates de concerts, est-ce que tu peux présenter un peu le spectacle qui s’annonce ? Cartoon Machine : C’est bien simple, comme on le dit souvent, sur scène on sait se montrer à la fois accueillants et guillerets tout autant que massifs et destructeurs en reprenant les grands classiques de nos dessins animés favoris en Rock, Punk et Métal, on essaie de faire rimer les musiques actuelles avec un show positif et déjanté. C’est bien plus Métal que ce que l’on imaginait, mais cela n’enlève pas le côté festif de notre set, l’arrivée de Xavier et son expérience nous poussent à aller encore plus loin dans le délire ! ClM : Le groupe s’est fait connaître par la qualité de ses vidéos et de ses reprises survitaminées, est-ce que les fans déjà très nombreux sur les réseaux (particulièrement YouTube) peuvent s’attendre à un nouveau petit film de derrière les fagots ? CM : On est en train de préparer un titre live inédit ainsi qu’un nouveau clip pour finir l’année 2022, soit deux vidéos et inédites qui plus est ! Soyez patients, suivez-nous sur les réseaux !  ClM : Comment se fait le choix des morceaux et comment est travaillée leur adaptation, par exemple comment décide-t-on que celui-ci sonnera métal alors que l’autre sera un pur reggae ? Cette diversité est-elle un choix afin de toucher un large public ou les goûts de chaque musicien sont-ils pris en compte au final ? Les deux ? CM : Ça se fait un peu tout seul, selon notre inspiration du moment mais c’est surtout selon comment sonne le titre à adapter. Par exemple “Nuit d’Arabie” d’Aladdin s’est naturellement retrouvé Métal vu ses mélodies mineures, c’était évident qu’on allait y rentrer dedans. “Moi j’ai un rêve” de Raiponce, qui est plus festif, s’est naturellement voulu Ska/Punk avec un côté Dropkick Murphys.. En écoutant le thème principal, cela nous indique un peu la marche à suivre, et aussi en fonction de nos goûts personnels, on délire pas mal à essayer plein de styles différents, on n’hésite pas à garder les bonnes idées et à jeter les mauvaises. Le but étant que la chanson nous plaise à tous les quatre, il y en a tellement qu’on n’a pas peur d’en escamper aux escoubilles si ça ne le fait pas. Sinon, on n’a pas dans l’idée de “toucher un large public”, en fait on fait ce qu’on kiffe, et si déjà on est quatre à kiffer, c’est qu’on est sur le droit chemin du fun ! ClM : “Cultivons dès aujourd’hui notre âme d’enfant dans un monde où les adultes se montrent particulièrement abjects”, c’est sorti tout seul… Quel est le message que les membres du groupe ont envie de faire passer derrière ce retour en enfance musical ? CM : Retrouver un peu d’insouciance ! Avec Cartoon Machine, tu peux retourner en enfance en re-découvrant tes titres préférés mais tu peux aussi t’éclater même si tu ne connais pas les titres, le but étant de te faire penser à autre chose l’instant d’une chanson, d’un concert… Et ça fait du bien, surtout en ce moment, c’est l’éclate !! Retrouvez Cartoon Machine sur Youtube Ged

Mad Birds

MUSIQUE Mad Birds (Punkabilly rock’n’roll / Montpellier)   Formation Phil (guitare / chant) Mickey Woodslapper (contrebasse) Val (batterie) Discographie Psycho surfer don’t wanna die (CD-2016) Les oiseaux doux-dingues de retour sur les platines ! Le successeur de Psycho surfer don’t wanna die s’est fait attendre mais entre les contraintes sanitaires et un changement de batteur (Chicken se consacrant désormais à Darjeeling Opium), ça se comprend. Mais Phil (guitare / chant) n’est pas du genre à baisser les bras : “Malgré le Covid-19, on a quand même réussi à faire quelques trucs ; des compos, une maquette, et (très peu) de live. S’il y a eu de l’isolement, c’est un isolement physique et imposé. Une vraie passion ne peut pas disparaître à cause d’un virus !” Northern railroad contient onze titres en anglais mais certains flirtent avec le français (Hel est très beau) et l’espagnol : “le texte de la chanson-titre a été écrit à 80 % par ma femme qui de Lille, dans le TGV pour rentrer chez elle, m’envoyait des messages. En gros le texte parle de séparation, et qu’un jour nous n’aurons plus besoin de ce train pour être ensemble. Pour Holy hel, c’est une chanson que j’aime beaucoup et qui semble plaire. En traduisant le texte mot à mot, je me suis rendu compte que cela collait bien ; ce qui est rare. Quant à l’espagnol, je parle trop peu pour prétendre écrire dans cette langue.” La bonne idée d’avoir sorti l’album sur cire noire (et la pochette de Patrice Poch le méritait) n’a pas dû être une sinécure vu que les marchands de soupe se sont jetés sur le filon commercial…et pourtant : “Après un loupé sur le premier qui du coup n’est sorti qu’en CD, il était important pour nous que celui-ci permette aux gens d’écouter la musique avec la chaleur et les craquements que seul un vinyle peut restituer. On a fait faire 500 exemplaires, mais nous n’avons pas été trop impactés car nous avons lancé la fabrication juste au bon moment.” Certains morceaux sont sur la setlist live depuis un moment, on se demandait si la composition était collective : “Le disque aurait dû sortir juste au moment où cette pandémie nous est tombée dessus. Et boum, tout s’arrête pendant deux ans. On a préféré retarder la sortie car les gens avaient bien trop de préoccupations pour y prêter attention. En général je compose le morceau que je propose ensuite, les modifs s’imposent d’elles-mêmes car on travaille pas mal la structure qui pour moi est aussi importante que la seule chanson.” L’écoute ne décevra pas les fans de rock’n’roll puriste et sans fioritures comme les grands du genre à leurs débuts. Mais au fait : quid des groupes modernes pour Mad Birds ? Phil avoue : “Je ne suis pas très curieux, je n’ai pas le réflexe de chercher de nouveaux trucs. Je n’ai aucune excuse avec tous les moyens actuels. Toutefois il y en a un qui n’est ni récent, ni inconnu, c’est Reverend Horton Heat : ses compos me scotchent et c’est un grand guitariste en plus du reste. Mais je ne pense pas qu’un groupe en particulier m’ait influencé, c’est tout ce que j’ai pu découvrir et écouter depuis longtemps, du punk rock à la country : Ramones, J. Cash, Cramps, Undertones, Buddy Holly…”  L’enregistrement avec Spi (O.t.h. / Naufrages) est devenu une habitude, on le soupçonne même d’avoir dégainé l’harmonica, avec raison : “J’aime bien travailler avec lui, on a souvent la même vision, il est calme et s’investit en proposant des idées d’arrangements. Du coup, c’est bien lui qui joue de l’harmo sur le disque.” Espérons donc des retrouvailles dans un club bouillant pour la dose de décibels, à bientôt ! “Pouvoir jouer live nous manque, ça reprend, mais vraiment doucement. On a pas le cul sorti des ronces, mais on y croit.” Retrouvez le groupe Mad Birds sur internet : www.facebook.com/themadbirds Ged

The Sonic Preachers

MUSIQUE The Sonic Preachers (Garage rock punky et crazy / Sète)   Formation Djo (chant) Shap (guitare et chant) Laurent (guitare et chant) Romano (basse et chant)  Alain (batterie et chant) Discographie Chapter One (EP 25-centimètres, 2018) Split 30-centimètres avec Little Green Fairy (octobre 2021) Le rock sétois n’est pas mort, il n’y a juste qu’à jeter une oreille au premier vinyle des Prêcheurs Soniques ! Après une longue absence discographique, les cinq reviennent pour un nouveau disque à sortir incessamment sous peu, nous nous sommes chargés de leur poser quelques questions à chaud ! Laurent (guitare) fut notre interlocuteur, merci à lui. Quand on lui demande des infos au sujet du vinyle à paraître, Laurent “pense que l’esprit du premier mini LP est toujours là, mais les morceaux du split sont plus finis. En fait l’idée au départ était de faire un split 45 tours avec : une face nous, une face Little Green Fairy, mais comme ils enregistraient avec Chris Bailey des Saints, il aurait été dommage de ne faire que deux titres, du coup nous avons décidé de faire un split album. Eux comme nous ont enregistré début 2020 et avec toute la confusion et le peu de concerts qui ont suivi, les caisses étaient vides et ça ne sort que maintenant.” La formation a un peu changé depuis la Covid, Romano (ex-A10, Electric Manchakou, Deniz Tek etc.) a remplacé au pied levé le 5 février 2020 l’ancien bassiste à Paloma. Mais, fatalitas, “en 2020 nous avons annulé une bonne quinzaine de concerts, en 2021 nous n’en avons pas trop cherché, ça ne servait pas à grand chose si c’était pour les annuler. Pour 2022, nous allons commencer à booker avec de jolis projets comme une tournée en Espagne.” Il ne faudra pas oublier la France mes gaillards, en attendant, où peut-on se procurer la musique du groupe ? “Le premier vinyle est toujours en vente et il nous reste des tee shirts, nous sommes en train de monter une asso pour séparer un peu le merchandising du groupe. Le nouveau vinyle sera tiré à 300 copies et entièrement autoproduit. Rauky des Little Green Fairy a juste ressorti le label qui avait sorti l’album des Velvet Powder. Il y a cinq titres par groupe, les nôtres ont des paroles de Djo montées comme des scénarios de petits films (I really miss you, Last friend, I wanna know, Go to the station, Gun city)”.  Laurent précise que la chose a été enregistrée au Studio de la Butte ronde à Sète chez Guillaume (chanteur des Electric Comedie et bassiste de Little Green Fairy depuis le premier confinement) et que le projet d’enregistrer un dix ou douze titres pendant l’hiver prochain se fera dans le même esprit. Quand on lui demande des nouvelles de la scène sétoise que nous suivons de près, Laurent répond que “Des groupes il y en a, mais peu tournent. Comme le Untidy Execution de Michael O’Leary ou Sonic Assassin. Il y a des projets de Romano et moi mais aurons-nous le temps de les mettre sur pied ?” Le message aux lecteurs se veut clair : “Arrêtons de nous déchirer avec la situation actuelle. On nous a déjà reproché le concert sous pass sanitaire de samedi dernier. Je comprends qu’on ne veuille pas se vacciner et je ne suis pas pour ce pass qui est une obligation cachée de la vaccination mais il est là. Et samedi ces smiles que j’ai vus sur le visage des gens, pour nous c’est un plaisir d’offrir ça. On en crève de ne pas faire de live. Alors rendez-vous le 9 novembre à la Secret Place avec les Fleshtones !” Nous y serons !  Albums disponibles à l’écoute et à l’achat à l’adresse suivante : https://thesonicpreachers.bandcamp.com Ged

NWAR

MUSIQUE NWAR (Instrumental bulldozer / Adissan)   Formation Laurent Graziani (guitare) Nicolas Gromoff (batterie) Discographie LP (2020) EP (prochainement) La première fois que l’on a vu se produire ce duo, on a eu la preuve qu’il se dégageait de leurs compositions quelque chose de résolument hors norme, quelque chose qui pouvait – et c’est authentique – faire pleuvoir à l’intérieur des bâtiments (!!) quitte à remplir des seaux à champagne innocents, on ne pourra jamais dire qu’en vieux routier du rock on s’attendait à ce genre de séisme. Blague à part, Nicolas (le batteur) et Laurent (le guitariste) ont commis avec leur album vinyle éponyme un des objets sonores les plus puissants depuis des lustres. Une déflagration donc, mais qui demandait quelques explications. Précisons d’emblée que le duo ne vient pas de nulle part, si les noms de Tantrum, Drive Blind, Lunatic Age ou Frankie IV Fingers vous disent quelque chose, ces messieurs étaient de l’aventure, et ça a dû aider à bétonner leur projet. NWAR : Nos collaborations passées, notre amitié qui ne date pas d’hier, notre proximité géographique, l’envie d’essayer quelque chose d’inédit tant au niveau line-up que de la liberté musicale, bref… on s’est bien trouvé, et la formule duo nous convient parfaitement jusqu’à présent. CLM : Mais alors du coup, NWAR c’est noir (hmpf) et aussi la guerre (war), peut-être une référence à ce match rythmique incessant entre les deux instruments ?  NWAR : Ouais… tout bien considéré,  ouais… Mais ce n’est pas guerrier. On ne se rentre pas dedans quand on joue. Ça viendra peut-être, mais c’est pas ça.  Toutefois si c’est l’image que la musique t’évoque, c’est intéressant… Le nom du groupe n’a pas été plus conceptualisé que ça… un peu comme notre travail dans son ensemble. Le délire de base est assez sombre mais ça vient comme ça sans vraiment réfléchir les choses. Je pense néanmoins que l’on se bat contre quelque chose… une espèce de karma qui devient tout pourri autour de nous. Qui nous effraie un peu sans doute, et du coup, la musique de NWAR reflète juste… cet état d’esprit  CLM : Quand on laisse traîner l’oreille, on prend du heavy rock des Seventies, un peu de noise Nineties, des pincées metal et hardcore façon math et on n’est pas loin de la vérité, ni si loin que ça de ce que les deux faisaient respectivement dans leurs groupes précédents, une forme d’intégrité dans ce monde de brutes mais aussi l’impression que les influences des gens de la quarantaine ne seront jamais surpassées, “c’était mieux avant ?” ou pour exprimer l’ambiance dégueulasse de ces derniers temps, rien de mieux qu’un bulldozer pour défoncer les murs, très nombreux ces jours-ci ? Laurent : “Intégrité” est pour moi un “mot maître” depuis le premier jour où j’ai touché une guitare jusqu’à aujourd’hui ! Nos influences musicales sont ce que nous sommes… J’ai tendance à me laisser influencer par tout et n’importe quoi : les grands classiques rock, les nouveautés bruyantes, des musiques de films, des bruits dans la nature… Albums disponibles à l’écoute et à l’achat à l’adresse suivante : https://nwartheband.bandcamp.com/ Ged

Nika Leefgang Project

MUSIQUE Nika leefgang project Grungy pop / rock / Clermont l’Hérault   Formation Nika Leeflang (chant, guitare) Romain Preuss (guitare, chœurs) Aymeric Severac (basse, chœurs) Yannick Gomez (batterie) Discographie 7 songs (2009) Hey right ! (2017) Bad sunday (2021) ©Simon Quenu Mine de rien, depuis 7 songs, cela fait plus de douze ans que l’on suit Nika et ses multiples projets. On l’avait laissée partir chanter en tournée avec les LIMIÑANAS, alors qu’elle avait aussi sorti de son côté un EP (Hey right!) manière de donner signe de vie, mais voilà que soudain le disque nouveau atterrit en 2021 (franchement ces dates, on dirait de la science-fiction, la situation apocalyptique y mettant du sien pour se la jouer dystopique…), sans crier gare et après bien des péripéties, la chose était là, dans la boîte aux lettres ! Si le dimanche, c’est écrit, était mauvais, le lundi s’annonçait prometteur avec ce PROJECT se dévoilant enfin via des baffles qui attendaient ça depuis un bon moment. Et pour la première fois le format est considéré comme un longue-durée, de quoi plonger plus profondément dans l’univers de la formation née récemment autour de l’aimant Nika. La voix d’or clermontaise d’origine néerlandaise nous fait encore le coup de la lascivité irrésistible, tandis que sa guitare rappelle qu’elle vient – et y reste fortement ancrée -, du rock. Particulièrement celui de cette charnière pop / noisy / grungy liant années 1980 et 90, les PIXIES, PJ Harvey, Beck, BREEDERS, mais on croise d’autres fantômes (celui de Gainsbourg semble planer au-dessus de l’introductif Bad sunday tandis que le psychédélisme hanterait presque les superbes Never tell it et Old stones). On n’a toujours pas choisi si on préférait les paroles en français ou en anglais, ces deux facettes se montrent complémentaires et possèdent chacune un charme particulier, un peu comme chez MADEMOISELLE K avec qui le groupe de Nika partage ce don pour imprimer ses morceaux dans les crânes sans user de facilité, sans hésiter à se montrer piquant. ©Simon Quenu L’enfermement généralisé n’a pas inspiré à Nika que des chansons guillerettes, loin s’en faut, mais on recommande malgré tout ce très bon Bad sunday, fenêtre atypique et authentique vers ce que pourrait être le monde si on se retrouvait dans la peau de l’artiste, fine observatrice du climat, de ses contemporains, elle se livre aussi personnellement sans que le disque ne tourne à l’auto-thérapie, on y voit plus un carnet de pensées posées sur papier, un chapitre-carte postale envoyant de douces pensées malgré des déconvenues inhérentes au show-business. Nika prouve qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même : bien ouèj !    Cette fois-ci la distribution de l’album est assurée par M.A.D / [PIAS], les commandes sont donc aussi possibles auprès de votre disquaire (acheter des disques, c’est soutenir la culture !). Ah et puis tiens, au passage, les amateurs de clips vidéo devraient fureter sur Youtube…! Ged

Wild Karma

MUSIQUE Wild Karma (Rockabilly, Octon / Clermont-L’Hérault)   Formation Renaud (chant / guitare) Rémy (contrebasse) Ronan (batterie) Discographie The Corona Sessions (2020) Faster Louder ! (2017) Rumble Trouble (2013) C le MAG : quelles sont les nouvelles chez Wild Karma ? On devine que tout ne doit pas être facile, l’été a-t-il permis quelques sorties ?  Renaud / WK :malgré la situation pour le moins compliquée, on a quand même réussi à faire une quinzaine de dates pendant l’été mais c’est mort depuis la rentrée, le groupe est depuis en stand-by comme tous nos autres projets.    CLM : nos oreilles sont toujours bien informées, que sont donc ces mystérieuses Corona Sessions ? Et quid du 45 tours qui devait sortir incessamment sous peu ?  WK : on a sorti les Corona Sessions pendant le confinement avec un fonctionnement un peu spécial : j’envoyais une démo à Ronan qui enregistrait une piste batterie, puis me la renvoyait. J’enregistrais alors mes prises guitares et voix, puis j’envoyais le tout à Rémy(contrebasse) qui enregistrait la sienne. Puis je mixais, tout ça sans se voir. Ces morceaux sont tous inédits, on a trouvé plus sympa d’enregistrer du neuf plutôt que de faire un énième concert retransmis sur le net qui est devenu une mode. En ce qui concerne le 45 tours, il contiendra quatre titres enregistrés près de Valence en Espagne, chez Marc du Subsonic pendant notre tournée d’octobre 2019. On est en train de démarcher des labels pour le moment, on ne sait donc pas encore chez qui ça va sortir, ni quand. Si des producteurs intéressés lisent l’article, ils peuvent éventuellement nous contacter après avoir écouté nos morceaux ! CLM : on note la présence d’invités, et bruyants avec ça, pour les Corona Sessions… WK : oui, sur All my life c’est Axelle (batteuse des Silly Walks) qui chante avec moi, on a écrit les paroles ensemble et c’est Ronan qui a composé la musique. Au passage, sur les autres morceaux, l’harmonica et le piano sont interprétés par Rémy ! Et c’est encore Axelle qui crie sur Beast in cage ! CLM : quand aurons-nous le plaisir de vous revoir sur les planches ? WK :le prochain concert aura lieu pour le Stomping à la Secret Place (Saint-Jean-de-Védas) le vendredi 6 novembre avec les Tazmen. CLM : quelque chose à ajouter ?  WK : Rock’n’Roll is never too loud ! Albums disponibles à l’écoute et à l’achat à l’adresse suivante : https://wild-karma.bandcamp.com/ Ged

Little Green Fairy

MUSIQUE LITTLE GREEN FAIRY (Garage rock’n’roll / Sète) Formation Rauky (guitare / chant) Shap (guitare) Guillaume (basse) Pippo (batterie)   Discographie Green Feedback On You!!! (2002) Burn Witch Burn (2004) Stuck Out Of Time (2010) A Lighthouse In The Darkness (2013) A Thousand Endless Nights (2018) Games, sex and life (2021)   Crédit photo © Sandra di Chiappari Plus de vingt ans après ses débuts, la Petite Fée Verte sétoise revient dans les télex avec un vinyle partagé avec ses frères de sang The Sonic Preachers, parfaite occasion pour une petit entretien avec l’inamovible Rauky ! C le Mag : Bonjour Rauky ! Même si on met de côté ton imposant cursus au sein de l’underground sétois, on peut dire que Little Green Fairy est un de ces groupes les plus anciens encore en activité, la démo remontant à quelque chose comme vingt-et-un ans. Cinq albums ont suivi malgré les changements de line-up, quel est le carburant pour continuer contre vents et marées, particulièrement en cette période maussade ?  Rauky : Le Rock’n’Roll est comme une drogue, c’est carrément vital pour moi, je n’imagine pas ma vie sans jouer. De plus concernant la situation actuelle, c’est souvent lorsqu’on est acculé que l’on réagit le plus violemment, il faut toujours se méfier des animaux blessés (rires) ! ClM : La principale actualité du groupe est la sortie du splendide split LP avec The Sonic Preachers, peux-tu nous parler de l’enregistrement avec Chris Bailey ? Qui a eu l’idée de la reprise du Cure (A Forest) ?  R : On projetait d’enregistrer avec Rob Younger mais il vit à Sydney ! Et puis un jour je feuilletais un fanzine où Rob disait que Chris Bailey était un producteur trop sous-estimé. Mais bien sûr ! Je le connais, il habite à Amsterdam depuis trente ans et il a dit oui de suite ! On a passé quatre jours de folie, très studieux et fêtards à la fois. Chris est une belle personne, il n’est pas trop directif et a de bonnes idées d’arrangements, le bonheur en somme ! Quant à la reprise, l’idée de base vient de Marco l’ex-guitariste après une jam nocturne… ClM : Des compositions ont-elles vu le jour pendant les jours sombres loin des planches ?  R : Carrément, nous entrons en studio, toujours à la “Butte Ronde” pour enregistrer un nouvel album ! Car nous n’avons encore rien enregistré avec Pippo notre nouveau batteur, il me tarde, nous avons vraiment de la matière, les mois de confinement on été très prolifiques sur ce point-là ! ClM : On serait curieux de savoir comment un morceau est construit chez LGF et quels sont les sujets que vous vous interdiriez d’aborder… En effet la Fairy a un langage cru, une attitude furieusement rebelle, que pense-t-elle du monde qui l’entoure ?  R : Cela dépend : soit nous partons d’un riff et construisons autour, ou bien l’un de nous arrive avec un morceau (souvent Shap) pratiquement terminé. Quant aux paroles, elles sont en général sombres et désabusées et permettent plusieurs interprétations. Le thème principal reste la dualité Bien/Mal qui existe en chaque être humain, l’ombre et la lumière qui sont pour moi indissociables… Il n’y a jamais de paroles engagées politiquement, ce n’est pas mon truc ! ClM : Cruciaux pour un groupe, les concerts permettent de se libérer, de vendre quelques disques, d’aller à la rencontre du public, comment vivez-vous l’incertitude de pouvoir vous produire régulièrement ? Des dates sont-elles en négociation ?  R : Ce n’est pas vraiment évident de ne pas pouvoir se projeter dans le futur, c’est un moteur essentiel dans le fonctionnement de l’être humain donc forcément nous ressentons une certaine frustration… Notre chance est que lors du confinement, Guillaume et Pippo sont arrivés et cela nous a permis d’avoir plus de temps pour bosser avec la nouvelle formation. Apparemment les concerts reprennent, nous avons une dizaine de dates à partir du mois d’avril, d’autres sont en pourparler, wait and see ! Retrouvez le groupe Little Green Fairy sur internet : https://littlegreenfairy.bandcamp.com/ Ged