MUSIQUE

Wild shepherd

(Rock’n’roll One-man-band / Liausson)

Formation : Renaud (guitare / chant / batterie)

Discographie :
Drunk Session (2021)
Pony Tail / Tongue Tied Jill (2021)

On n’est jamais mieux servi que par soi-même, la preuve en est qu’un seul homme peut être “une bande de jeunes à lui tout seul” comme disait l’autre ! Renaud le “berger sauvage” nous embarque dans un trip sur les routes américaines des origines du rock’n’roll et conjugue talent et passion pour le plus grand bonheur des fans du genre. À l’occasion de plusieurs sorties, nous lui avons posé quelques questions.

C le Mag : Pourquoi as-tu choisi ce nom de scène et de jouer tout seul comme l’américain Bob Log III ou, pour citer un Français lui aussi sauvage, Jacob Wild ? Est-ce que tu as gardé ce Wild comme clin d’œil à Wild Karma où tu officies en tant que chanteur guitariste ?

Renaud : Le nom de scène provient d’une chanson de Wild Karma. L’histoire d’un berger un peu taré dans les contrées aveyronnaises ! C’est effectivement une allusion à Wild Karma, c’est un peu pareil mais tout seul. J’ai monté ça seul car Rémy et Ronan ont leur projet de leur côté et je trouve compliqué d’avoir plusieurs groupes. Et de devoir dire “ce week-end je ne serai pas dispo, je joue avec mon autre groupe”

ClM. : Quelle différence fais-tu entre le matériel composé pour l’un et pour l’autre ?

R. : Avec Wild Shepherd je peux tenter plus de trucs du genre ballade ou pas mal de reprises un peu country qui ne passeraient pas dans Wild Karma. Donc le tri est vite fait, mais j’avoue que la priorité reste Wild Karma.

ClM. : Tu parles de reprises, tu peux en dire plus sur tes choix, tes influences ?

R. : Disons que j’aime bien le folklore américain, donc j’aime jouer pas mal de morceaux d’Hank Williams, Bill Monroe, Charlie Feathers, Carter Family, Ray Price etc… Ce genre de morceaux passe mieux avec une guitare acoustique en mode honky tonk, chose que je ne peux pas faire avec le groupe, donc j’en profite. Mais je peux aussi être très bruyant façon Hasil Adkins et passer en électrique selon l’ambiance de l’endroit où je dois me produire !

ClM. : D’où te vient ce goût pour la culture US ? Ton frère bossait sur des voitures d’époque non ?

R. : Oui, mon frère bricole des bagnoles américaines depuis une vingtaine d’années par passion. On a monté un club avec lui et quelques potes, on bricole un peu les motos aussi. Mais c’est l’amour du rock’n’roll qui m’a donné le goût de la culture US, gamin j’ai entendu Chuck Berry, Elvis, les Stray Cats, je devais avoir un peu moins de dix ans et ça résonnait de la chambre du grand frère, sans oublier les films, et ça m’est resté. J’ai eu une époque très Nirvana à l’adolescence mais ça a toujours été du rock’n’roll pour moi.

ClM. : On devine qu’il est plus facile de se déplacer tout seul avec son matériel dans la voiture et tu ne t’en prives pas, peut-être as-tu quelques dates à annoncer ? On the road again ?

R. : Alors pour une raison évidente c’est surtout plus simple de trouver des dates, niveau pognon un seul musicien coûte moins cher héhé. Et tu peux valider une date sans attendre de savoir si les acolytes sont dispo. Le hic c’est que tu fais la route tout seul, quand y’a des bornes c’est vite relou. Et la petite tournée pour fin novembre est du côté de Dijon, Besançon… Et tu te retrouves seul à charger et décharger le matos !

 

Retrouvez Wild Shepherd sur internet

Ged

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, laissez nous un commentaire.x