Dans la chronique de Bekar – Amir

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Amir La première fois, j’ai considéré que c’était un accident de parcours, une exception qui confirme la règle, ce programmateur qui me répondait : « On ne peut pas te programmer avec ce qu’il se passe en ce moment. » Il a fallu que je lui fasse préciser ce qu’il entendait par « ce qu’il se passe » pour que je réalise douloureusement qu’il parlait du conflit israélo-palestinien. Puis, comme les programmations se font faites plus rares, toujours dans le déni, j’ai mis cela sur le compte de la crise de la culture. Ensuite, des organisateurs m’ont demandé, certes un peu gênés, si mon concert était politique ou si j’allais prendre la parole au sujet du conflit israélo-palestinien. D’autres m’ont annoncé que la sécurité allait être renforcée avant d’envisager l’annulation du concert. Et enfin, il m’a été demandé de ne chanter que les chansons en langue française, donc pas celles en yiddish (ce que j’ai refusé de faire ; et le concert a eu lieu). Pendant ce temps, j’ai vu que, pour d’autres artistes que j’écoute, il y a eu des déprogrammations ou des refus de programmation en lien avec la langue chantée ou leurs origines (Oi Va Voi, Noga Erez…). J’ai ouvert les yeux dans la douleur. Maintenant, je me prépare à vivre dans cette atmosphère fétide où l’artistique est contaminé par le politique dans son expression la plus triste. Pourtant, l’artiste fait de la politique dans une dimension tellement douce et humaine : au travers des émotions qu’il ressent et partage, dans un mouvement salutaire. Une magie humaine passe et nous rassemble, nous transcende, dans l’écrin d’une chanson. C’est ce qu’a fait Amir avec son ami Nazim Khaled, avec « En face ». C’est ce qui s’est passé avec moi, sur scène, à Aniane ce mois de juin 2025, avec nos amis de « l’orchestre BTP » invités à partager la scène, ensemble. Facebook de l’orchestre BTP | www.bekar.fr Clip “En face” : youtube.com/watch?v=OqxUCcQZDQU Bekar No posts found!
Dans la chronique de Bekar – Sidi Bémol

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Sidi Bémol © Frank Loriou Les chansons trouvent ici un groove qu’il qualifie lui-même de gourbi-rock. En concert, j’ai vu combien la générosité entendue dans les albums et les chansons était celle d’un homme. Il occupe la scène, avec ses musiciens, avec une simplicité déroutante. On pourrait avoir l’impression qu’on est avec lui, chez soi, ou chez lui, à boire un café pendant qu’il joue ses titres. Le public danse, chante, l’interpelle, réagit à ses textes dans une atmosphère fraternelle et amicale. Il se permet quelques prises de paroles, dont on pourra dire que certaines sont politiques, je dirai surtout qu’elles sont audacieuses et courageuses, au regard du contexte de tensions internationales, en particulier entre la France et l’Algérie. Comme ses albums, le concert est généreux. À celui auquel j’ai assisté il a même offert quelques titres qu’il joue habituellement à l’occasion d’un autre répertoire : les chants marins Kabyles. Et si vous devez entrer dans le répertoire de Sidi Bémol par la porte de la découverte, je vous conseillerai de laisser faire le hasard, celui qui m’a conduit vers lui : selon que la pochette vous plaît, qu’un titre attire votre regard, qu’une vidéo tombe sous le clic de votre souris ou de votre doigt. Une des mes chansons s’intitule Rabbi Bekar… Sidi Bémol est aussi parfois nommé Cheikh Sidi Bémol. Il est des ponts entre les artistes, entre les cultures, entre les gens. Il y a des mains qui se tiennent au travers des voix et des chansons. www.sidibemol.com | www.bekar.fr Bekar No posts found!
Dans la chronique de Bekar – Nika

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Nika ©Antonin Borie Elle enchaine les titres, avec quelques prises de paroles, et saisit son public dans son esthétique qui convoque Björk, Catherine Ringer, Jimi Hendrix, PJ Harvey. On y retrouve chaque fois cette manière si singulière de chanter, de faire glisser sa voix comme des syllabes et onomatopées. Et toujours cette sensibilité assez étonnante dans sa manière d’alterner ses prises de parole naturelles en toute tranquillité, croisant parfois le cœur de la timidité. Nika c’est aussi un univers graphique très travaillé. Sur sa page web ou les réseaux sociaux, vous verrez tout le soin et la créativité qu’elle apporte à son univers graphique. Les lecteurs de C le Mag, habitant en Cœur d’Hérault, l’ont peut-être déjà croisée… Elle en est originaire. S’ils ne l’ont pas vue en 1re partie de Nina Attal le 14/02 au Somnambule à Gignac, ils auront une chance inouïe de découvrir son nouveau projet, inédit : Les filles électriques le 5/04 à Lodève (34), Ô Marches du Palais. Elle y présentera un concert avec La Pietà. C’est une date à ne pas manquer ! linktr.ee/nikaleeflang | www.bekar.fr Bekar
Dans la chronique de Bekar – Rabie Houti

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Rabie Houti Sur scène Rabie se lance, sourire aux lèvres, avec son oud (instrument de musique à cordes pincées très répandu dans les pays arabes, en Arménie, en Grèce, en Azerbaïdjan et en Turquie telle une guitare orientale). L’ambiance est posée, nous sommes bien, dans un bain de saveurs arabo-andalouses. Rapidement la présence et le jeu incroyable de son guitariste nous entraînent dans un univers electro-rock. Les riffs et les ambiances qu’il déclenche permettent à la basse et à la batterie de tenir une rythmique solide ouvrant alors au groove tout l’espace qu’il lui faut. Les morceaux s’enchaînent, alternant des moments où les sensibilités traditionnelles du folklore arabo-andalou cèdent la place aux esthétiques nettement plus electro et electro-rock. Rabie Houti chante, Rabie Houti joue du violon, parfois de longs moments de solo conduisant le morceau vers une acmé délicieuse. Il occupe l’espace, le jeu, assumant la scène comme un terrain de création, d’inventivité et de fête. Lui et moi avons discuté plusieurs fois, nous paraissant évident que nos deux histoires musicales devaient se rencontrer. Quelle chanson pourrions-nous chanter ensemble ? Sur quelle scène ? Simplement, l’occasion n’est pas encore venue. C’est ce qu’on appelle, une belle idée, un projet pour le futur, un désir artistique. À suivre… En attendant, Rabie Houti est en écoute sur toutes les plateformes et annonce ses dates de concerts, dans toute la France et ailleurs, sur ses réseaux sociaux et son site web. Et sans rien divulgâcher, je peux quand même annoncer qu’il viendra à Lodève en 2025 ! À suivre en lisant…. C le Mag ! rabiehoutiband.com | www.bekar.fr Bekar No posts found!
Dans la chronique de Bekar – Tom Guibal

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Tom Guibal Dès que cela fut possible, je me suis rendu à un concert de Tom Guibal. Accompagné de Niko Sarran à la batterie, de Sam Marshal à la basse, Tom Guibal tient le micro et sa guitare. Il y a des artistes comme ça, sur scène, ils donnent une vitalité à leurs chansons, pour offrir à l’auditeur ce moment qui les convainc que ça valait vraiment la peine de passer de l’album au live. Là, Tom Guibal ose des expériences, des prises de parole propres au rock français. Il fait monter un danseur russo-ukrainien, Mitia Fedotenko et conclut son titre d’un “Fuck Poutine” qui pose les choses : le rock français a dans son histoire toujours su dire “fuck” à bon escient. Le prochain clip de Tom Guibal, en cours de tournage, mettra en scène Mitia Fedotenko. Pendant une heure et demie, les titres s’enchaînent dans une énergie particulièrement heureuse. On peut lire sur le visage de chacun des musiciens et de Tom Guibal en particulier un engagement sans faille dans ses chansons. Enfin, présenter Tom Guibal c’est parler de son côté décalé très assumé. Des imitations de Claude François dans ses clips, des photos humoristiques où il porte plusieurs paires de lunettes, se coiffe d’une perruque et arbore des mimiques inattendues : “c’est aussi moi” précise-t-il : “L’une de mes facettes. J’aime les Monty Python et l’humour décalé, je fais les choses très sérieusement, sans me prendre moi-même au sérieux. Et puis cet album, “Comme des mots”, est très chargé dans les textes et la musique, j’avais envie de proposer autre chose pour l’univers visuel”. Tom Guibal, prépare aujourd’hui un nouveau clip et un nouveau single. Pour le découvrir, en son et en images, rendez-vous sur toutes les plateformes. youtube.com/@tomguibal | www.bekar.fr Bekar No posts found!
Dans la chronique de Bekar – Une Touche D’Optimisme

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Une Touche D’Optimisme ©Cécile Garou Sur le nouvel album Partir, sorti en mars 2024, écoutez la puissance des chœurs (“Boire”) mais aussi les interventions de Nunu “Mon enfant”, “L’innocence” pour sentir combien chacun trouve une place dans les textes d’Evan, dans la musique d’UTDO. Partir nous rapproche des sujets importants qui touchent Evan : le monde de l’enfance. Écoutez l’intime déclaration dans “Mon enfant”, les références à l’âge qui nous renvoient à notre enfance “40 ans qui arrivent”. Evan précise “les artistes sont de grands enfants, le public vient aussi chercher ça, ce sentiment d’évasion d’imaginaire. Et puis l’enfance, c’est les rêves d’enfants, ce qui compte pour moi c’est que chacun puisse poursuivre ses rêves, qu’une fois adulte on puisse réaliser les choses essentielles, l’amour, le bonheur, se réaliser soi-même”. Cet album soulève aussi les thèmes qui jalonnent la discographie d’UTDO : la politique, la fête ! Et donc les écritures musicales poursuivent leur chemin autour de rythmes aussi très enlevés (biguines, Balkans) pour céder ensuite la place à une écriture douce et très mélodique “L’innocence”, “Pourquoi nous détestent-ils”. Enfin UTDO c’est maintenant une tournée de plus de 40 dates annoncées. Impossible donc de les louper pour savourer un moment de concert authentique. Vous y verrez une approche du “live”où le contact avec le public est vrai, sincère, à distance des fioritures, du strass ou des paillettes. Ici la scène est simplement le support d’un espace de rencontre autour des chansons d’UTDO. Le public heureux, dansant, chantant à chaque concert, ne s’y trompe pas. www.unetouchedoptimisme.com | www.bekar.fr Bekar No posts found!
Dans la chronique de Bekar – The Dystopians

MUSIQUE Dans la chronique de bekar THE DYSTOPIANS ©Cécile Garou ©Cécile Garou Enfin le premier concert et les suivants s’annoncent. Dès lors, les répétitions s’enchaînent et se concluront par une résidence de 3 jours. “Cette préparation c’est de l’excitation. Nous travaillons chaque morceau pour lui donner une autre couleur en live que celle de l’album. C’est que je déteste moi-même voir en concert un live qui est la même chose que ce que j’entends sur l’album” explique Nicolas Duboc. Cette excitation je la partage également alors que j’ai déjà réservé ma soirée du 24 février et vivre avec The Dystopians cette première. Et puis… Être là, au tout premier concert d’un groupe de musique, c’est en soi, une belle expérience de naissance artistique, touchante et émouvante avant même que les premières notes soient jouées. Retrouvez The Dystopians sur internet : facebook.com/dystopians.records Bekar Load More
Dans la chronique de Bekar

MUSIQUE Dans la chronique de bekar Marjorie et Anne-Catherine Anne-Catherine qui a arrangé et orchestré ce projet ajoute qu’elle l’a fait “en imaginant l’enfant qui allait écouter les chansons comme si nous étions juste à côté de lui. Ce qui compte c’est ce qui se transmet à ce moment-là, en toute simplicité.” Mon fils, Solal (10 ans) aime particulièrement Iro Yé en béninois, mais je le soupçonne d’avoir cette préférence parce qu’il sait que j’y ai également posé ma voix dans les chœurs. Les arrangements sont effectivement épurés, conduisant notre écoute à un essentiel du chant et de la musique. Ainsi le titre Louloulou est composé à la voix uniquement de cette onomatopée, accompagnant l’écoute dans une délicate invitation à chanter avec elles. Quelle chance ! Vous aurez l’occasion de le faire le 1er octobre à St Jean de Fos (Chapelle St Genies) et le 15 octobre à Laroque (Chapelle Saint Jean). Retrouvez Marjorie et Anne-Catherine sur internet : facebook.com/LaPetiteFillequisAttarde Bekar
Rom Castéra

MUSIQUE Rom Castéra (Electro-pop-folk / Montpellier) Formation :Romain (chant et guitare)Naïma (basse)Ana (claviers)Laurent (batterie)Matia (guitare électrique) Discographie :The Seasons (2023)Elephant (2021)Cages (2019) Cet album est maintenant sur la route des concerts. Parfois en trio, d’autres fois en quintet. J’ai eu le plaisir de le voir à deux reprises en formule trio accompagné de Naïma Girou à la basse et d’Ana Baldek aux claviers. Et c’est une chance car ces concerts sont assez rares : “les concerts sont très importants pour moi, mais je préfère leur qualité à leur nombre” Et c’est une chance inouïe pour le public héraultais de pouvoir venir le voir en concert à Lodève, en formule quintet à l’occasion du festival de la librairie un point un trait, vous vous en doutez bien, je serai dans le public ! Hommage : cette première chronique, fait suite à celles de Guillaume Ged Dumazer. Il occupait cette place jusqu’à son décès récent. Je l’avais rencontré à différentes reprises il y a quelques années ; à l’époque je cherchais un auteur pour rédiger ma bio. Ce projet de bio n’a finalement pas été concrétisé mais les cafés et les discussions furent consommés avec beaucoup de plaisir. Je retiens la douceur de son regard qui racontait son humanité profonde et tourmentée. Repose en paix l’ami. Retrouvez Rom Castéra sur internet : https://romcastera.bandcamp.com/ Bekar
MR R

MUSIQUE MR R (post-rock progressif / Béziers) © Stéphanie Arnaud Photographie Formation :Lionel (guitare)Sylvain (basse et chant)Olivier (batterie) Discographie :// (2019)ere long (2022)the ghoulish trigonometry of fate (2023) Avec l’épidémie qui s’est étendue partout, la plupart des concerts ont été annulés et la vie culturelle est depuis méchamment dans la panade. Pourtant, cette période a permis l’élaboration de disques formidables comme le dernier double vinyle du mystérieux Mr R que l’on a interrogé sur le processus et son actualité. C le Mag : Peut-être que l’on pourrait revenir sur les débuts du groupe ? L’origine de son nom ? Lionel : La formation date de 2016 où Sylvain qui veut jouer de la basse me rejoint, suivi assez rapidement par Olivier, puis Yannick qui partira en 2019. La formule trio actuelle s’est faite comme ça. Par rapport au nom, rien de fou… Il fallait bien trouver un truc pour ouvrir une page Facebook. ClM : (Rires) Du coup, avec quelle optique avez-vous réalisé ce dernier album ? Comment s’est déroulé la composition ? L. : On avait pas mal de compos qu’on jouait déjà sur “scène” avant d’envisager le deuxième album. La rencontre avec Fred Pajau (du studio Ma Ferme) après la présentation du premier album au Zinga Zanga a précipité les choses. On avait du concret… Du coup, on a bien bossé dans le grenier pour essayer de proposer quelque chose d’abouti. ClM : Cela signifie-t-il que le confinement a finalement eu du bon ? L. : Oui et non… On n’avait pas vraiment de concerts à ce moment-là. On ne peut pas vraiment dire que le Covid ait freiné notre activité. C’est plutôt la perspective d’enregistrer à Ma Ferme qui a accéléré les choses. ClM : Le studio est donc venu vers vous ? Comment a-t-il pris son importance dans le processus ? Il était aussi organisateur du concert à la Parenthèse de Servian si on a tout compris ? L. : C’est Fred Pajau qui a proposé de produire ere long après le concert du Zinga Zanga. Il était dans le public et il a bien aimé notre set. De mémoire, c’était en octobre… Il est venu assister à une répète dans le grenier en mars et en juin on était chez lui à Sérignan pour une session de dix jours d’enregistrement. Et oui, le concert de la Parenthèse a aussi été initié par Fred. © Stéphanie Arnaud Photographie ClM : Le groupe a la particularité de doubler ses prestations d’un pendant en vidéo, comment se passe l’assemblage des images ? D’où viennent les éléments ? Est-ce pour un besoin d’une œuvre d’art totale, (la musique, le texte, l’image…), pluridimensionnelle ? Ou peut-être simplement l’occasion d’assouvir une passion pour le montage cinéma ? Quid du film the ghoulish trigonometry of fate, faux jumeau de ere long ? L. : On projette toujours des trucs quand on joue. D’abord avec les étudiants de l’IUT de Béziers, puis en puisant dans des banques de vidéos libres de droits. Mais tu te retrouves fatalement avec les mêmes footages que les autres groupes. Du coup, j’ai dit stop. Tous les extraits de the ghoulish trigonometry of fate sont filmés maison. Mais depuis le début de la conception de l’album, je cherchais à faire un TOUT. Le fait que le titre des morceaux vienne faire le trait d’union entre son et image a bien fonctionné. ClM : Du coup quels sont les prochains projets ? Y a-t-il des dates à annoncer afin de pouvoir nourrir ce pauvre chat de couverture ? L. : On sera à Maraussan le 4 mars avec Harah et Tunnel Tunnel. Puis dans un registre plus intimiste, à l’auditorium de la MAM le 12 mai. Entre-temps, on organise un mini-showcase avec la projection du film le 16 avril à Béziers chez Fleurs de Bitume. Sinon le chat va bien… Retrouvez Mr R sur internet & Youtube : https://www.mr-r.fr/ Ged
