Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté d’aller prendre l’air à la campagne. Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste accablé d’amertume, gueule cassée de la bataille de la Somme.
Une belle découverte que vous ne pourrez pas lâcher ! Une écriture originale pour un texte à trois voix qui entremêle la prose, le vers libre et le monologue qui donnent une véritable profondeur à chaque personnage.
Elle s’appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Étienne Davodeau a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu’elle passe dans l’intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l’instant présent est essentielle.
Un sujet sensible et longtemps remit au lendemain. Françoise est la compagne de l’auteur et elle a toujours refusé de se confier à lui pour en faire un roman graphique. Par pudeur et aussi pensant que cela n’intéresserait personne. Etienne Davodeau a bien fait de s’accrocher car, non seulement c’est un sujet qui nous concerne tous mais en plus, il le fait de manière très belle, délicate et profonde. A ne pas manquer.
Lunettes noires, cigarette aux lèvres, fourrure sur mini-jupe, la psychiatre déjantée Eva Rojas est de retour ! Elle surplombe depuis une grue deux jambes qui dépassent d’une chape de béton, ce qui n’augure rien de bon. L’inspectrice Merkel et son adjoint Garcia vont devoir l’interroger en tant que seul témoin oculaire. Mais rien ne se passe simplement, avec Eva : elle accepte de répondre, mais seulement en présence de son… psychiatre !
Après l’excellent Je suis leur silence, Jordi Lafebre revient avec un deuxième tome tout aussi bon.
Nous retrouverons tous les personnages et quelques nouveaux pour une enquête policière, riche en rebondissements et situations cocasses. Un récit émaillé par les histoires tragiques des ancêtres féminins d’Eva. Violence conjugale pour le premier tome, guerre contre le fascisme dans celui-ci. Intelligent, précis, dense, l’auteur manie le drame et l’humour à la perfection.
Le temps des croisades. D’un coup d’épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés des triplés affublés d’une mystérieuse tache au cou.
Superbe roman aux airs de conte magnifiquement porté par une écriture sublime qui prend des accents médiévaux mais qui s’empare de thèmes d’actualité comme la domination masculine, l’emprise du passé et des secrets, la recherche d’identité « quand l’ordre est injuste, le désordre est déjà un commencement »
Que se passe-t-il quand la parole officielle s’affranchit du réel ? Quand les discours du pouvoir ne visent plus à décrire, mais à travestir ? Quand la communication de l’État ne cherche plus à éclairer, mais à obscurcir ? Ce sont tous les fondements de la démocratie qui vacillent. Lorsque les gouvernants se libèrent de la contrainte de devoir dire ce qu’ils font, ce qui était indicible devient soudain possible.
Une fois n’est pas coutume, j’ai lu un essai et je me suis régalée. Clément Viktorovitch m’a éclairée sur beaucoup de points qui me dérangeaient dans les discours politiques sans pouvoir les nommer ni les analyser. Il décortique les propos, leur donne une signification tout en décodant le sous-jacent.
Avec l’appui d’exemples précis sur ce qu’il se passe aux Etats-Unis ou encore au Brésil, l’auteur nous alerte sur ce qui est en train de se dérouler en France et comment nous basculons peu à peu dans ce qu’il nomme la post-vérité. C’est brillant et c’est surtout flippant.
Tapie dans les roseaux de Provence, une femme guette nuit et jour le chant d’un oiseau rare, le butor étoilé. Mais ce qu’elle cherche aussi dans la solitude de ce paysage fait d’étang et de collines, ce sont les traces d’une jeune fille du village qui a disparu et l’amour d’un homme qui lui échappe.
Sigolène Vinson EST l’autrice de l’olfactif ! Après les formidables, Le Caillou et La Palourde, retour au bord de l’étang avec l’histoire croisée d’une femme qui cherche l’amour et une jeune fille disparue. Roman éminemment poétique que l’on garde longtemps au fond du cœur, tout comme le chant d’amour du Butor Etoilé !
Quelque part sur une île qui n’en est pas une, une femme possède tous les dons sans le savoir, car personne ne le lui a dit : le silence, la souplesse, les souvenirs, et surtout, l’amour. Un jour naît la fille qu’elle attendait depuis longtemps.
Avec peu de mots, écrit en vers libres, l’autrice nous fait le don d’une écriture lumineuse pour faire l’éloge d’une femme qui a su laisser la place à sa fille pour mieux la laisser se déployer. Un livre pour se laver les yeux d’une mauvaise lecture, se l’offrir à soi-même et à ceux que l’on aime !
Qui était Hedy Lamarr ? Star oubliée des années 40-50, “plus belle femme du monde” et inventrice géniale du Wi-Fi ? Que sait-on de son personnage Eve qu’elle interpréta dans le film Extase en 1933 et où elle apparaissait entièrement nue ?
Après l’excellent Le coup du fou, l’auteur italien remonte aux origines du mythe et s’interroge sur la place des femmes de génie dans l’Histoire, ces femmes qui dérangent, et sur l’interdiction qui est faite à Eve d’accéder à l’arbre de la connaissance… Il tisse habilement un parallèle entre l’actrice et sa sœur tant adorée que détestée, femme sublime où la folie se partage avec son génie.

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