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Soif D'aventures

L’année dernière je vous parlais de 4 jeux qui me faisaient de l’œil et que je n’avais pas encore eu l’occasion de terminer. C’est chose faite pour deux d’entre eux !

Hyrule Warriors: Les Chroniques du Sceau

Genres : Action, Aventure. De 1 à 2 joueurs
Paru en novembre 2025 sur Nintendo Switch.

Rappelez-vous l’excellent The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom (TotK) dont je vous parlais dans le numéro 192 du Mag. Car Hyrule Warriors: Les Chroniques du Sceau prend racine au même point de départ (l’éveil de Ganondorf) mais cette fois-ci, au lieu de suivre le point de vue de Link, c’est sur celui de Zelda que l’histoire ce concentre ! Prenez-garde, ce jeu raconte en détail l’histoire de TotK, jouez-y donc après ce dernier… Nous voilà donc plongés des milliers d’années dans le passé, aux commandes de Zelda, afin de trouver le moyen pour elle de revenir à son époque. Bien sûr, ça ne sera pas simple : de mystérieuses forces maléfiques sont à l’œuvre et sèment le chaos, dans un certain royaume nouvellement formé : Hyrule.

Si l’histoire du jeu est très proche de celle de Tears of the Kingdom, elle apporte de nombreux détails et éléments nouveaux, notamment deux personnages mystérieux qui vous feront vivre pléthore d’émotions. D’abord Calamo, un Korogu aventurier qui cherche à prendre racine, et un Golem Mystérieux, puissant automate qui a bon nombre de secrets à révéler !

Ces personnages aux côtés de Zelda, Rauru ou encore Sonia parcourent les terres d’Hyrule pour rallier de nouvelles têtes afin de combattre ce mal nouveau. C’est l’occasion pour nous, joueurs, d’en apprendre plus sur les 4 Sages masqués de Tears of the Kingdom ! Ce ne sont pas les révélations qui manquent : scénaristiquement c’est carton plein ! Pour ce qui est du reste du jeu, c’est un peu plus mitigé. Sans être complètement à jeter, loin de là, il y a quand même quelques points négatifs qui viennent ternir mon appréciation globale. D’abord, le style du jeu de la série des « Warriors » est loin d’être novateur – on connait déjà la formule de la série depuis longtemps !

Quelques personnages héroïques face à une horde d’ennemis, de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants, que l’on terrasse à la pelle, plus ou moins facilement. Heureusement tous les personnages ont des attaques différentes multipliant les stratégies possibles. Dommage que les commandes soient à peu de choses près les mêmes pour chacun d’eux, rendant l’expérience assez répétitive. Oui, c’est plaisant de dégommer moult ennemis grâce à des attaques dévastatrices et oui, c’est amusant de réaliser des actions synchronisées et ainsi voir nos personnages favoris attaquer ensemble de redoutables monstres. Mais, oui, c’est répétitif d’alterner la pression des boutons X et Y de la manette – tout au long du jeu – afin de réaliser les différentes attaques. Il y a bien quelques autres actions possibles qui viennent alléger la routine des combats, surtout face aux ennemis les plus puissants ! Il devient alors nécessaire d’utiliser les bonnes attaques afin de contrer celles des adversaires : il faut donc réfléchir, un peu.

Pour rester dans le demi-teinte, parlons des musiques ! Loin d’être mauvaises elles aussi, le jeu souffre à mon sens de la comparaison avec le titre précédent : Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau. De nombreuses pistes musicales qui étaient remixées ou originales dans L’Ère du Fléau, sont à nouveau utilisées dans cet opus. On se retrouve donc avec des musiques de Zelda: Breath of the Wild, parues en 2017, qui on été remixées ou reprises dans L’Ère du Fléau, puis dans Tears of the Kingdom et qui sont à nouveau présentes dans Les Chroniques du Sceau. Ainsi, alors que l’ambiance en devient nostalgique, le jeu peine à se forger une identité musicale forte. Et pour ne rien arranger, les compositions originales m’ont bien moins marquées que celles des opus précédents. Ça n’est pas mauvais, mais j’ai trouvé la partition en deçà de ce à quoi cette saga m’a habitué.

Graphiquement, le jeu reste dans la lignée de ce qui a été proposé pour cet univers de Zelda. Toujours aussi efficace dans les décors, avec de belles cinématiques, des jeux de lumières qui font mouche, des effets d’explosions ou d’attaques spéciales qui en jettent et des ennemis ou des personnages qui ont de l’impact, c’est une belle réussite de ce côté là !

Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau ne brille pas particulièrement pour son originalité mais il coche toutes les cases d’un jeu qui tient la route. Le gameplay bourrin est assumé et bien exploité, son histoire déjà connue arrive quand même à surprendre et à susciter des émotions fortes ! C’est une occasion rêvée de profiter d’un ultime moment dans cet Hyrule merveilleux.

Metroid Prime 4: Beyond

Genres : Aventure, Exploration, Action, Tir.
Paru en décembre 2025 sur Nintendo Switch et Switch 2.

Lorsqu’une base de la fédération intergalactique est attaquée, Samus Aran, la plus grande chasseuse de prime de la galaxie (rien que ça) est appelée en renfort. Une fois sur place, elle comprend la raison de cette attaque : un mystérieux artefact est la cible d’un autre chasseur de prime : Sylux ! Il semble avoir une dent particulière contre Samus, qui en la confrontant, active l’artefact et projette – entre autres – la chasseuse de prime sur une planète inconnue : Viewros.

Seule et isolée sur une planète hostile ? Aucun problème : c’est la spécialité de notre héroïne. Équipée de sa combinaison, elle est rapidement confrontée à une espèce très avancée technologiquement mais qui semble être éteinte depuis bien longtemps : les Lamorn ! C’est par le biais de pouvoirs psychiques et d’hologrammes qu’ils communiquent à Samus un bout de leur histoire. À elle d’explorer cette planète, d’en découvrir plus sur cette ancienne civilisation et de trouver un moyen de quitter cette planète afin de retourner dans un coin connu de l’univers…

Metroid Prime 4 : Beyond reprend une structure de gameplay qui a fait la renommée de la série : explorer une zone inconnue, scanner les différents éléments observés à la recherche d’informations, affronter les créatures hostiles qui barrent notre chemin, acquérir une nouvelle compétence qui nous permet d’accéder à une nouvelle zone et recommencer la boucle. Ce moyen de progression très efficace fait mouche dès les premières secondes. Avec une vue à la première personne, une ambiance reposée et des décors somptueux, je suis devenu, le temps de cette aventure, la chasseuse de prime calme et réfléchie Samus Aran. Vraiment on s’y croirait.

Et c’est d’autant plus galvanisant que le rythme du jeu est agréable : l’hostilité de la planète se fait ressentir à chaque instant : des monstres peuvent surgir de n’importe où. La tension est donc palpable. Seulement, l’ambiance lumineuse, la mélodie discrète mais juste, les différents bruitages font que je m’y sentais bienquand même. Et ça c’est une réussite. L’ambiance du jeu est parfaitement maitrisée !

Et cette petite alternance est vite brisée par l’intermédiaire des combats de Boss – de redoutables et imposantes créatures qu’il nous faut terrasser pour progresser dans notre aventure. Des combats astucieux qui font utiliser à la fois les différents tirs et missiles de Samus mais aussi les nombreuses options de déplacement que son armure lui confère : grappin, boule morphing, double saut, etc. Ainsi chaque combat de Boss est unique et propose un challenge très plaisant à relever !

Avec ses décors réussis, son ambiance enivrante et son rythme millimétré, ce Metroid Prime 4 est-il donc une pépite absolue ? Malheureusement il y a quelques petits points d’ombre qui viennent entacher cette aventure autrement parfaite. Chacun des différents biomes qui forment la planète Viewros (une gigantesque forêt, un complexe militaire piégé dans la glace, une usine thermique dans un volcan, etc.) il y en a un qui les relie tous : le désert. Si l’idée peut être bonne, l’exécution l’est un peu moins. Cette immensité sableuse est quasiment vide. Si l’on omet les quelques points d’intérêts parsemés par-ci par-là, ces dunes de sable ne sont là que pour être là. L’intérêt étant de récolter beaucoup – mais alors vraiment beaucoup – de cristaux d’énergie verte (pour des raisons scénaristiques que je vous laisse découvrir). Heureusement, nous n’avons pas à parcourir ce désert à pied : Samus obtient rapidement dans son aventure une superbe moto lui permettant de traverser ce désert à toute berzingue. Ça limite les dégâts, surtout que la maniabilité de la moto et les sensations de vitesse sont bien là ! Alors ça n’est pas si négatif que ça, me direz-vous. Oui, c’est vrai, car c’est plaisant, mais là encore – souvenez vous que ce désert sert à connecter chaque zone entre elles. Il faudra donc passer par ce dernier plusieurs dizaines de fois et parfois même faire des allers-retours entre deux zones – et donc refaire encore et encore le même trajet. Ça vient perturber le rythme très bien installé du reste du jeu et pas toujours pour le mieux. Sans complètement ruiner l’expérience de jeu pour autant, ça reste dommage… Enfin, deuxième point négatif, qui lui, vient briser non pas le rythme du jeu, mais son immersion : les alliés. Durant l’aventure, Samus est confrontée à des soldats de la fédération intergalactique qui ont étés transportés par l’artefact sur cette planète. Dans l’idée c’est très sympa, mais ça retire un peu à l’ambiance « isolée sur une planète inconnue ». Le vrai problème vient de l’un d’entre eux, qui a la bonne idée de jacasser de très nombreuses fois durant l’aventure ! Et pour ne rien dire d’intéressant ! Pire il révèle parfois l’endroit où il faut aller, sans aucun contexte ! J’ai souvent voulu qu’il se taise sans pouvoir rien faire… Malgré tout, la copie finale est très solide. Dommage qu’elle soit tachée par des éléments qui auraient pût êtres évités facilement ! Vivement une suite, en espérant qu’elle ne mette pas 19 ans à sortir elle aussi…

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