Quand Hava emmène son arrière-petit-fils, Youssouf, chez la voyante, cette dernière prédit qu’il deviendra prophète. Dans le petit village bulgare où Youssouf grandit, musulmans, juifs et chrétiens vivent en bonne intelligence. Puis vient l’âge adulte, le départ pour la ville, la perte du sentiment de complétude
Entre conte et rêveries, une écriture magnifique qui nous porte au long de ce roman traversant plusieurs générations. Beaucoup d’inventivité et du génie dans cette prose qui nous plonge aussi dans les fondements de nos civilisations. Ce garçon à la lavande ne manquera pas de vous étonner.
Des voix magnétiques, pour la plupart féminines, nous racontent le mal qui rôde partout et les monstres qui surgissent au beau milieu de l’ordinaire.
L’autrice mexicaine nous offre un recueil de nouvelles profondément dérangeantes, entremêlant l’horreur et la beauté de manière virtuose. Une sorte d’Edgar Allan Poe moderne et féministe !
Frissons de délice et de terreur garantis.
Paris sous l’Occupation. Claire attend son chef de réseau, dont le retard laisse présager le pire. Elle devrait quitter l’appartement. C’est la règle. Mais elle reste et tape à la machine, inventant sa vie avec cet homme qu’elle aime en secret.
Un vrai petit bijou ! Une ode à la littérature et à l’imaginaire sur un thème pourtant pas nouveau mais qui, sous la plume de l’auteur, fonctionne divinement.
Un homme se réveille dans l’obscurité, cerné de parois humides et froides. De sa vie et de ce qui l’a mené ici, il ne sait rien. Sur les traces de sa mémoire, il explore les entrailles de ce qu’il nomme Le Boyau, un immense labyrinthe souterrain dont il est prisonnier, et qui semble vivant.
Oh ! joie de retrouver la si singulière écriture de l’auteur. Comme à son habitude, il nous fait passer par le noir (très noir du bayou) pour déployer son récit vers la lumière. A vous d’interpréter cette allégorie !
Depuis qu’il a survécu à une fièvre mortelle, personne n’a vu son visage. Chaque nuit, l’enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s’enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres.
Dans la lignée de son précédent roman, Cécile Coulon nous embarque dans un fabuleux conte gothique qui explore les thèmes de la beauté, de la monstruosité et de la noirceur des êtres. Une lecture vibrante et hypnotique.
La chaleur écrase, les murs craquent, les vents s’élèvent. Bo, gamin insolent et tendre, voit sa mère s’éteindre. Alma, jeune femme déracinée, cherche à faire tenir debout ce qui s’effondre. Isaac, colosse taciturne, vit reclus dans les bois.
Un premier roman à lire de toute urgence ! Il y a tout ce qu’on aime : un style maîtrisé (presque charnel), une histoire palpitante qui nous empêche de poser le livre et surtout des personnages fracassés qui ensemble vont tisser, peu à peu, des liens improbables mais salvateurs. Superbe.
Qui est Romane Monnier ? D’elle, il ne reste qu’un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
Que j’aime cette auteure… Sa façon d’écrire, sa finesse… On ne s’ennuie pas une seconde, on est passionné par cet enchevêtrement de vies, celle du héros quarantenaire qui a élevé sa fille seul et l’autre héroïne Romane qui a tout quitté du jour au lendemain et laisse son téléphone par « erreur ». Un final magnifique qui résonne avec nos angoisses du monde d’aujourd’hui et de ce qu’il devient (hélas). Des personnages très attachants et des propos poignants. Tout y est.
Cette fois, pas de résumé : il faut se laisser surprendre !
Coup de foudre. Une prose magnifique pour un sujet difficile, une intelligence rare et des réflexions qui prennent aux tripes. Voilà ce que l’on ressent à la lecture de ce trois en un. Une histoire dans l’histoire jouée au théâtre par la protagoniste de l’une des histoires. On pourrait s’y perdre mais la construction se fait doucement et sûrement. Un vocabulaire riche accompagne ce voyage (j’ai fait des recherches dicos pour ne perdre aucune miette) et qui sert l’intense propos. Envie de souligner des phrases, de cocher des paragraphes (beaucoup de thèmes sont abordés) et puis, beaucoup de poésie, celle que j’aime, celle qui n’est pas ostentatoire.

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