Développé par Nintendo.
Paru en juillet 2025 sur Nintendo Switch 2.
Genres : Plateformes, Aventure, Bac à sable.
Déconseillé aux moins de 7 ans.
Rappelez-vous, dans le numéro du mag précédent (199), je vous ai donné un bref aperçu : attentes élevées et bande-annonce prometteuse ! Mais que vaut vraiment ce Donkey Kong Bananza manette en main ?
Laissez-moi vous mettre dans l’ambiance du tout début du jeu, afin de vous expliquer les bases du gameplay. L’écran est noir. Pour se lancer dans l’aventure, il suffit d’appuyer sur le bouton Y pour briser un peu la roche, à l’origine de cette couleur. Encore plusieurs pressions successives et voilà qu’elle explose en éclats, révélant Donkey Kong sous un nouveau jour. Son aspect visuel a été entièrement retravaillé, comme le montrait les bandes-annonces. Souriant, impulsif, drôle et j’en passe : Donkey Kong est expressif comme jamais. Et l’émerveillement ne s’arrête pas au look de DK : bien que dans une mine d’or souterraine, l’environnement reste lumineux !
C’est avec sa prudence de gorille que DK progresse dans cette cavité creusée à la force de ses poings. Trois boutons sur la manette, trois commandes. Frapper en haut, frapper en bas, frapper devant. Combinées aux sauts et aux déplacements, ces trois commandes forment le cœur du gameplay, mais j’en reviens à mon histoire. Un peu plus tard, DK rencontre sa future partenaire d’aventure, une jeune fille nommée Pauline. Âgée de 13 ans, elle est envoyée de force, depuis la surface dans le Monde Souterrain de Donkey Kong, par le grand méchant Void Kong et sa Void Company.
Alors direction le Cœur de la planète pour faire regagner la surface à Pauline, grâce au pouvoir de la Veine de Banandium se trouvant là-bas (oui, c’est logique !).
DK et Pauline quittent alors la strate souterraine de la mine et l’aventure commence vraiment. Les décors s’enchainent sans voir le temps passer ! Et pour cause, tout dans ce jeu est ultra dynamique. DK peut se frayer un chemin comme il le souhaite, que ce soit en arrachant une partie du sol, du mur ou du plafond pour dégommer un monstre, faire du surf ou esquiver un morceau de lave… tout s’enchaine ! Il faut dire que comme DK peut sauter, frapper, creuser, escalader, arracher, lancer et ce, avec a peu près tous les éléments du jeu, les possibilités sont grandes. D’autant que les propriétés de chaque terrain sont différentes (la roche est dure, la terre est collante, la glace est glissante etc.). Une progression continue, sans accroc, tant Donkey Kong se manie avec facilité.
Visuellement aussi, c’est réussi. Les environnements sont nombreux et variés grâce à des tonalités atypiques, vives et contrastées, constamment renforcées par des effets visuels partout, tout le temps. C’est tellement explosif que ça endevient jouissif. Mais ce n’est pas tout. La complicité des deux personnages principaux (DK et Pauline) se ressent à tout moment, à la fois dans les cinématiques mais aussi en jeu. Chaque petite interaction est travaillée, les animations sont détaillées, mignonnes par moment, graves par d’autre, ce sont des détails parfois qui ajoutent du relief à leur relation. C’est un duo qui fonctionne tout le long de l’aventure.
Et quelle aventure !
Le vent de fraicheur apporté par ce DK Bananza ne s’arrête pas à l’aspect visuel ou à la maniabilité du personnage. Loin de là. Il rebat aussi les cartes de ce qui fait le jeu de plateforme en 3D. Avec une construction de chaque strate intelligente, ce qui aurait pu être seulement un jeu de destruction massive et de mashage1 de boutons, devient une nouvelle référence du jeu de plateforme.
Chaque niveau fourmille d’éléments distincts à récupérer, de petits secrets à découvrir et de défis à relever. Si l’objectif premier est de récupérer de gigantesques Bananes, afin de renforcer les multiples pouvoirs et compétences de DK et lui permettre de progresser dans les strates inférieures, le reste des missions n’est pas à négliger. Or, morceaux de bananes, fossiles, coffres au trésor, défis secrets et puzzles cachés sont très nombreux et permettent de rendre la destruction du terrain encore plus agréable, à la fois en récompensant le joueur de nouvelles “monnaie” (les fossiles notamment permettent entre autres d’acquérir de nouvelle tenues pour Pauline et changer les couleurs du pelage de DK) mais aussi en proposant d’autres défis à relever et varier les choses à faire.
Enfin, dernier élément central de ce Donkey Kong Bananza : la musique. Généralement une composante importante du jeu vidéo, la musique de ce jeu l’est encore plus, car elle joue également une part importante dans son scénario. En effet, le chant de Pauline permet à DK d’éveiller de nouveaux pouvoirs, offrant de nouvelles capacités uniques et temporaires, renforçant les options de déplacement et de combat ce qui rend les personnages encore plus plaisant à manier. Les musiques de ces transformations sont de très bonne qualité, je les fredonnes encore, et sont à la hauteur des autres mélodies, originales ou remixées des précédents jeux de la série, assumant le côté nostalgique que peuvent avoir certains morceaux vieux de bientôt 45 ans.
C’est avec enthousiasme que j’ai parcouru toutes les strates du jeu, durant plus de vingt heures, avant de venir à bout de ce DK (et il m’en faudrait autant pour récolter l’intégralité des éléments du jeu). Une réussite sans appel pour ce jeu aux aspects et commandes simplistes, qui sait par endroit rehausser la barre de difficultés en offrant des défis plus exigeants et moins permissifs. Mention spéciale à la section finale du jeu – dont je ne révèle pas le contenu – qui apporte un vrai moment d’anthologie et de mise en scène spectaculaire. Après 11 ans d’attente, Donkey Kong revient en très grande force pour tout fracasser littéralement !
P.S. : Entre temps Nintendo à publié un contenu additionnel payant ajoutant un nouvel environnement inspiré des précédents opus de Donkey Kong (son île) et un nouveau mode de jeu permettant une rejouabilité supplémentaire. Le but est de collecter un maximum d’émeraudes dans le temps imparti, tout en renforçant temporairement les compétences de DK et remplir les objectifs demandés. Comme je n’ai pas eu encore l’occasion de tester ce contenu, je ne me prononcerai pas sur sa qualité, mais il a au moins le mérite de proposer une façon différente de jouer au jeu !
Les Plus
Les Moins
Quelques soucis de performance
1 Mashage en lagage vidéoludique : fait d’appuyer de manière rapide et répétée sur un même bouton de la manette.

Ce site utilise des cookies afin de sauvegarder certaines informations utiles au bon fonctionnement du site. Accepter cette utilisation des cookies vous permet d'avoir une expérience optimale sur ce site. Ne pas l'accepter pourrait affecter certaines fonctions et/ou affichages du site. Nous n'utilisons et n'utiliserons pas de cookies a des fins publicitaires.