(Electro-pop-folk / Montpellier)
Formation :
Romain (chant et guitare)
Naïma (basse)
Ana (claviers)
Laurent (batterie)
Matia (guitare électrique)
Discographie :
The Seasons (2023)
Elephant (2021)
Cages (2019)
J’ai toujours rêvé d’être un chroniqueur.
J’ai découvert Rom Castéra à l’époque où il jouait dans le groupe One Shot BeBop. Je l’ai vu avec ce groupe plusieurs fois en concert. Il était derrière sa batterie puis prenait sa guitare et enfin le micro, au chant, entouré de ses musiciens. Cette manière d’appréhender librement le live m’a tout de suite plu car au service d’un groove épuré et sensible.
C’est ce groove qui traverse l’ensemble de ses chansons, qu’elles soient plus douces, pop ou teintées d’un funk subtil au travers de jeux de guitares et batteries : “groove, ce mot me parle, il y a ce paramètre dans ma musique, la notion de rythme est très forte, ce qui amène à la danse”.
Ceux qui me connaissent savent combien le sujet du groove est pour moi une note essentielle dans la musique : l’interprétation, l’écriture, et dans la façon d’habiter les chansons. Rom Castéra en a un très sensible et particulier.
Les batteries sont sèches, présentes, efficaces. Les arrangements épurés mais pas minimalistes puisque agrémentés de mélodies fluides et discrètes au cœur des chansons (lignes de guitares mélodiques, de claviers et les chœurs).
Et la voix de Rom. Elle offre à ses chansons une profondeur puissante. Douce, grave, harmonique et mélodique. Elle vient partager des émotions sombres et heureuses, excitantes et reposantes, toujours dansantes.
Le risque, quand on découvre un artiste sur scène, est d’être déçu par ce que l’on entend ensuite dans un album studio. Ici ce n’est absolument pas le cas. Vous pouvez écouter ses chansons en streaming ou sur ses albums, on y retrouve la puissance de ce groove et la profondeur de sa voix.
Son dernier album, The Seasons, vient de sortir. Cet album solaire est traversé par des sonorités fruitées où les groove chaloupés révèlent plus que jamais les mélodies de Rom, soutenues par une voix souvent profonde et grave. Quelques titres nous rappellent que son écriture est aussi parfois plus sombre et annoncent d’ores et déjà un prochain EP reprenant cette direction artistique.
Cet album est maintenant sur la route des concerts. Parfois en trio, d’autres fois en quintet. J’ai eu le plaisir de le voir à deux reprises en formule trio accompagné de Naïma Girou à la basse et d’Ana Baldek aux claviers. Et c’est une chance car ces concerts sont assez rares : “les concerts sont très importants pour moi, mais je préfère leur qualité à leur nombre”
Et c’est une chance inouïe pour le public héraultais de pouvoir venir le voir en concert à Lodève, en formule quintet à l’occasion du festival de la librairie un point un trait, vous vous en doutez bien, je serai dans le public !
Hommage : cette première chronique, fait suite à celles de Guillaume Ged Dumazer. Il occupait cette place jusqu’à son décès récent. Je l’avais rencontré à différentes reprises il y a quelques années ; à l’époque je cherchais un auteur pour rédiger ma bio. Ce projet de bio n’a finalement pas été concrétisé mais les cafés et les discussions furent consommés avec beaucoup de plaisir. Je retiens la douceur de son regard qui racontait son humanité profonde et tourmentée.
Repose en paix l’ami.

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